Crime & Punishment of Thursday, 18 May 2017

Source: cameroon-info.net

La justice confisque la dépouille d'une femme à Kribi

Programmée pour vendredi 12 mai dernier, la levée de corps suivi de l’inhumation de la jeune femme assassinée le mois dernier, a été repoussée à une date ultérieure.

La dépouille d’Edwige Flore Mougang Keutchiamen, une jeune femme assassinée le mois dernier à Kribi alors qu’elle était enceinte de jumeaux, n’a pas pu être sortie de morgue le 12 mai dernier.

La raison évoquée est que le juge d’instruction a refusé de restituer la dépouille à la famille avant la fin des enquêtes qui se poursuivent dans son cabinet, peut-on lire dans le quotidien Le Messager du mercredi 17 mai 2017.

« Sa dépouille ne sera remise à la famille qu’après le bouclage du dossier d’Instruction par le juge. Il y a des autopsies à faire et les enquêtes se poursuivent. Il s’agit d’un assassinat. La famille n’a pas contacté le bureau du procureur avant d’établir le programme des obsèques de la défunte », a-t-on expliqué au bureau du procureur de la République.

Des propos qui sonnent plutôt faux aux oreilles de la famille, qui elle crie à l’arnaque. « On nous dit au parquet que le médecin légiste qui doit faire l’autopsie vient de Douala et que sa prestation va coûter 300 000 FCFA. Pour extraire les bébés, ce sera 75 FCFA. C’est de l’arnaque. Nous allons leur abandonner le corps si on nous exige de payer ces frais », fulmine un membre de a famille de la défunte.

Rendu dans les couloirs du parquet de Kribi, il se trouve que les enquêtes en cours au sujet de cette affaire ont été prescrites en haut lieu afin de faire toute la lumière sur l’assassinat de la jeune femme. Actuellement, l’un des suspects de ce crime est le nommé Mougang Jean-Paul Gires, membre de la famille de la victime, en détention provisoire.

Une arrestation qui sème le chaos dans la ville de Kribi. « On ne peut pas mettre une personne en prison juste parce qu’un suspect a dit qu’il est complice. Si les preuves sont à décharge pour quelqu’un, il doit être libéré ou tout du moins mis sous liberté provisoire », soutient un étudiant en droit.