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General News of Tuesday, 28 November 2017

Source: lequatriemepouvoir.com

Affaire Ayissi-Bonita: Parfait Ayissi sauvé par les hommes de l'ombre

Alors que ce lundi 27 novembre 2017 parfait Ayissi, confiant de ses soutiens tapis dans l'ombre, avait dans un premier temps choisi de ne pas répondre à la convocation du commissaire Evina, chef de Direction des Recherches de la Police Judiciare (DRPJ) ce jour, il était sans compter sur la détermination de ce dernier à aller au bout de la procédure pour laisser émerger la vérité.

Suites aux menaces d'interpellations musclées, il a finalement choisi se rendre de lui-même à la DRPJ pour répondre de ses chefs d'accusations.

Ainsi, une fois arrivé sur les lieux, la confrontation pouvait commencer entre AYISSI et la jeune Bonita en présence de ses conseils.

Dans un premier temps Ayissi prétendait ne pas connaître la jeune fille, mais il s'est toutefois ravisé lorsqu'il a su que leurs conversations ont été enregistrées et constatés par acte d'huissier en disant qu'il la connaissait comme " bienfaiteur " tout comportement qui montre sa bonne foi altérée et son caractère méprisant et arrogant.

À la fin de l'interrogatoire qui aura duré près de 7 heures de temps, il transpirait sachant que son sort était scellé car au vue des éléments versés au dossier qui l'accablent manifestement et au vue de son attitude lors de l'interrogatoire, le commissaire Wanko en charge de l'enquête a souhaité le déférer le lendemain au parquet. C'était sans compter sur les pressions et coups de fils que recevait le commissaire, puisque vers 21h, suite à ses pressions exercées par les hommes de l'ombre, Parfait Ayissi Etoa sera tout simplement relaxé et prié de rentrer dormir paisiblement chez lui.

Quelle est cette république où la justice est prise en otage par es clans ?
Quelle est cette république où des gens peuvent tranquillement être relâchés après autant de preuves accablantes prouvant le viol d'une jeune fille de 14 ans?
De quelle justice voulons nous laisser aux camerounais ? Une justice des forts capables de tout faire, violer sans être puni au détriment d'une justice des faibles, qui pour avoir insulté quelqu'un se retrouve en prison.

Ayant des similitudes avec l'affaire Patrick Sapact et David EBOUTOU, le collectif d'avocats, pour ne pas se laisser faire et connaître le même sort que cette affaire préparerait une lettre de protestation contre ce traitement de faveur qui n'est autre que du népotisme.

Nous prenons le peuple camerounais à témoins sur cette affaire car nous constatons à ciel ouvert comment la justice est aux mains des réseaux, pourquoi sommes-nous tombés si bas jusqu'à nous n'arrivons plus à protéger nos enfants ? De quel avenir pouvons-nous garantir à nos jeunes s'ils sont sodomisés, violés et leurs bourreaux marchent librement dans la rue ?

Nous ne perdons rien à attendre la suite de ce feuilleton qui risque d'être long.