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General News of Saturday, 16 February 2019

Source: cameroon-info.net

Affaire Momo: Benjamin Zebaze appelle à une intervention de l'Etat Israëlien

Dans une lettre, le directeur de publication de Ouest-Littoral demande à Benyamin Netanyahu de punir le ministre pour ses propos sur la communauté juive. Il l’alerte aussi sur un génocide qui selon lui serait en préparation au Cameroun contre la tribu Bamiléké et l’invite à l’empêcher.
Benjamin Zebazé multiplie les actions de riposte aux déclarations du ministre Jean De Dieu Momo le 3 février 2019 à la télévision publique du Cameroun. Après l’annonce d’une plainte contre le membre du gouvernement, le directeur général de la CRTV Charles Ndongo, son collaborateur Ibrahim Chérif, le journaliste fait savoir qu’il a adressé une lettre au premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. Le document a été publié sur son profil Facebook le 15 février 2019.

Le courrier daté du 14 Février 2019 a pour objet « apologie de crime contre l’humanité au Cameroun ». D’entrée de jeu, l’expéditeur parle d’une situation explosive qui expose une communauté camerounaise à un pogrom sur fond d’antisémitisme. Il fait savoir qu’il agit en compagnie de Camerounais rassemblés sous le couvert du journal Ouest-Littoral et le « collectif de lutte contre les génocides ». « le dimanche 3 février 2019 », rappelle-t-il, Jean De Dieu Momo « a tenu des propos d’une tonalité antisémite inédite ».

Après avoir reproduit ces propos de Momo, il poursuit : « dans l’esprit de ce ministre, le peuple Bamiléké et Maurice Kamto, candidat malheureux à la dernière présidentielle ne forment qu’un ensemble : ensemble à qui il prédit le même sort que les Juifs dont « l’arrogance » a justifié la Shoah », écrit-il.

Le directeur de publication de Ouest-Littoral appelle à punir un acte « antisémite » pour éviter, soutient-il que le rappel du passé douloureux des Juifs ne soit un prétexte pour perpétrer le massacre de la communauté Bamiléké. Il accuse le gouvernement de ne pas se prononcer sur l’annonce d’un pogrom contre la communauté Bamiléké et pense que les intérêts de son groupe de pression et ceux d’Israel convergent dans la cause qu’il défend.

Benjamin Zébazé appelle Israël à agir en ces termes : « Vous ne pouvez pas ; vous ne devez pas même si cela ne concerne pas votre directement communauté, accepter qu’un massacre de masse se prépare et se déroule devant vos yeux, avec les mêmes arguments utilisés contre le peuple juif, il y a aura bientôt un siècle, banalisant ainsi l’Holocauste. Cela discréditerait totalement votre combat et laisserait à penser qu’il n’est qu’égoïste. Qui peut mieux comprendre votre souffrance pendant l’Holocauste perpétré par les Nazis que la communauté Bamiléké ? Elle qui a été victime des mêmes pratiques de la part du colonisateur aidé par des alliés indigènes ».

Il précise qu’il n’attend pas de soutien financier, mais veut bénéficier de l’expérience d’Israël en matière de génocide. Il demande une assistance juridique notamment la mise à disposition d’un avocat. Il suggère à l’Etat hébreu de se porter partie civile ou témoin pour expliquer les réalités autour de l’Holocauste juif. Pour finir il fait savoir que des membres de son collectif sont disposés à se rendre en Israël pour lui présenter la situation de la communauté Bamiléké.