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General News of Monday, 4 December 2017

Source: Emergence No 1126

Ambazonie: Bamenda transformée en « champ de mines »

Les révélations d’un inspecteur de police affecté dans la région. Le climat pour les forces de maintien de l’ordre (Fmo) est de plus en difficile d’autant plus qu’elles sont devenues l’objet de toutes les attaques perpétrées par des gens qui veulent se faire entendre.

Le 30 Novembre 2017, au cours de l’audience relative au procès contre Mancho Bibixy et compagnie, l’inspecteur de police Nsonyi Valérie Alain a indiqué au collège de juges que les personnes qui proclament la partition du Cameroun, ont étudié les mouvements des FMO. Celles-ci ont ainsi décidé de disposer des explosifs à plusieurs coins de la ville à tel point que la ville de Bamenda est pratiquement un champ de mines.

«Ils déposent des explosifs un peu partout », « ils ciblent les endroits fréquentés par les forces police», a ajouté cet inspecteur de police en service à Douala, lui qui a été dépêché en intervention à Bamenda le 21 novembre 2016. La menace est d’autant plus réelle que la vie des hommes en tenue est menacée.

Comme l’expliquera le témoin de l’accusation, il a reçu le 05 Mai 2017 via son téléphone un message le menaçant. Selon lui, elle n’est pas à ne pas prendre à la légère. « J’attends, si c’est mon jour, Dieu va me prendre », dixit l’IP Nsonyi Valérie Alain.

Climat social tendu Par ailleurs, indique l’IP, les infrastructures de la ville sont complètement dégradées alors qu’à son arrivée à Bamenda (ce qui était une première), celles-ci présentaient fière allure.

Lors de son audition, l’inspecteur de police souligne justement que la hargne des manifestants était d’autant plus perceptible que les dégâts collatéraux sont importants. Il a par exemple cité le cas d’une jeune fille dont le bras a été coupé par des individus en moto au plus fort de la crise, ainsi que le cas d’une dame qui a arboré les attributs du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) et qui a, par la suite, été attaquée par des manifestants qui ont brûlé son dos à un degré important.

L’on ne saurait omettre le cas de slogans scandés et qui demandaient aux « Camerounais » de quitter «l’Ambazonie », a expliqué le témoin.

A titre de rappel, dans la suite de ce témoignage subséquent à la crise que traversent les deux régions majoritairement d’expression anglaise du Cameroun depuis le 21 Novembre 2016, on enregistre de plus en plus de décès des éléments des forces de maintien de l’ordre dans cette partie du pays.

Toutefois, il faut indiquer que ces arguments sont favorables à Mancho Bibixy et Cie qui sont incarcérés avant les faits. Ce qui pourrait jouer en leur faveur dans ce procès qui s’annonce très long.