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General News of Wednesday, 22 February 2017

Source: cameroon-info.net

Bamenda: l’armée a tué des personnes à balles réelles - Amnesty


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Dans son rapport annuel 2016/2017, l’ONG internationale dénonce de nombreuses atteintes à la liberté de manifestation dans les deux Régions anglophones du Cameroun.
Fin octobre, des avocats, des élèves et des enseignants des régions anglophones du Cameroun se sont mis en grève pour protester contre ce qu’ils considèrent comme une marginalisation de la minorité anglophone. Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes du sud-ouest et du nord-ouest du pays, telles que Bamenda, Kumba et Buea.

«Les forces de sécurité camerounaises ont arrêté arbitrairement des manifestants et ont eu recours à une force excessive pour les disperser. Par exemple, le 8 décembre, elles ont tué deux à quatre personnes en tirant à balles réelles lors d’une manifestation à Bamenda, dans le nord-ouest du pays», dénonce Amnesty International.

L’organisation dénonce également les exactions perpétrées par des groupes armés (Boko Haram), les arrestations et détentions arbitraires, les cas de torture, morts en détention et disparitions forcées, la violation de la liberté d’expression, d’association et de réunion, les procès inéquitables, l’impunité, les conditions carcérales, le non-respect des droits des réfugiés et des migrants.

Mais aussi le non-respect des droits des lesbiennes, des gays et des personnes bisexuelles, transgenres ou intersexuées, le droit à un niveau de vie suffisant, l’application de la peine de mort, dont les poursuites ont été engagées au titre de la loi antiterroriste extrêmement partiale adoptée en décembre 2014.

En ce qui concerne les exactions de Boko Haram, Amnesty International note que le groupe terroriste s’est rendu coupable de crimes relevant du droit international et d’atteintes aux droits humains, dont des attentats-suicides dans des zones civiles, des exécutions sommaires, des actes de torture, des prises d’otages, des enlèvements, le recrutement d’enfants soldats, ainsi que le pillage et la destruction de biens publics, privés ou religieux.

Pendant l’année, il a perpétré au moins 150 attaques, dont 22 attentats-suicides, qui ont fait au moins 260 morts parmi les civils. La population civile vivant autour du lac Tchad a ainsi été prise pour cible de manière systématique.

Boko Haram a délibérément visé des civils en commettant des attentats contre des marchés, des mosquées, des églises, des écoles et des gares routières. Rien qu’en janvier, au moins neuf attentats-suicides ont coûté la vie à plus de 60 civils. Le 10 février, dans la ville de Nguéchéwé, à 60 kilomètres de Maroua, deux femmes se sont fait exploser lors d’un enterrement, tuant au moins neuf civils, dont un enfant, et blessant plus de 40 personnes.

Le 19 février, deux autres femmes ont fait de même sur un marché extrêmement fréquenté dans le village de Mémé, non loin de Mora, faisant au moins 24 morts et 112 blessés parmi les civils. Cinq personnes ont été tuées et au moins 34 autres blessées lors de deux attentats-suicides sur des marchés de Mora, le 21 août et le 25 décembre.

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