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General News of Tuesday, 7 November 2017

Source: Via la page Facebook de Boris Bertold

[Confidentiel]: un membre du collectif de la DGRE écrit à Paul biya

Monsieur le président,

J’ai promis dès l’entame de ma première lettre de dénoncer tous les complots et crimes ourdi par notre institution la DGRE contre nos compatriotes et contre vous-même.

En quatre lettres je crois avoir démontré à souhait et avec précision que la DGRE est pourrie ; Elle est tout sauf ce qu’on attend d’elle. Tant que notre institution continuera à s’égarer, je continuerai ma plume.

Monsieur le président,

Je suis scandalisé.

La condamnation à 25 ans de prison ferme du compatriote Aboubakary siddiki et à 3 ans d’Abdoulaye Harissou au tribunal militaire de Yaoundé me scandalise.

Elle me scandalise parce que c’est une affaire que nous avons monté de toutes pièces ici à la DGRE pour la manne et pour jeter l’opprobre sur les « marafistes qui étaient à la mode à l’époque.
Elle me scandalise enfin parce que c’est le même juge qui a crucifié les trois jeunes camerounais sur la base d’un sms sarcastique et condamné Ahmed Abba de RFI sur la base de preuves fallacieuses.

Monsieur le président,

Je suis en colère.

Je suis en colère parce qu’Abdoulaye Harissou et Aboubakary Siddiki sont innocents.
Je suis en colère parce qu’Ali Garba celui qu’on veut faire passer pour un rebelle centrafricain est notre pure fabrication. Oui notre mise en scène.

En colère parce que c’est nous qui avions monté et logé Ali Garba à Ndjamena à l’hôtel Phoenix en 2014 avant de le transférer ici à Yaoundé pour conclure l’affaire. En colère parce que Ali Garba était logé ici à Yaoundé pendant que Abdoulaye Harissou et Aboubakary Siddiki croupissaient dans nos geôles.

En colère parce que c’est nous qui avons établi in Carte Nationale d’Identité et un passeport numéro : 60726370 à Ali Garba pour qu’il prenne le large. Carte Nationale d’Identité num1176322923 fait le 15 Octobre 2014 à Yaoundé avec comme adresse de résidence tenez-vous bien le quartier lac donc la DGRE.

En colère parce que Ali Garba était avec nous ici à la DGRE en étroite collaboration avec la direction des opérations pour affiner le plan.
En colère enfin parce que nous qui l’avons ex filtré vers une destination dont je tairai le nom pour l’instant.

Monsieur le président,

Je suis embêté.

Embêté de devoir publier les noms de mes collègues et publier les photos classées TOP SECRET.
Monsieur le président,

Un adage dit qu’il y a pas plus aveugle que celui qui refuse de voir. Mais la véracité des faits est tellement criarde. Ouvrez une enquête, vous découvrirez la têtutesse de la vérité.

Nos compatriotes aiment dire qu’ils sont « thomas » c’est-à-dire qu’ils doivent d’abord voir avant de croire. Pour cela j’accompagne cette lettre de la Carte Nationale d’Identité et le passeport d’Ali Garba ainsi que ses photos faites ici à Yaoundé et dans nos locaux et en ville.

Monsieur le président,

Un rebelle fiché peut-il se présenter dans un poste d’identification à Yaoundé sans couverture ?
Non je ne crois pas !
Un rebelle peut-il se faire fabriquer un passeport de service ?
Non plus je ne crois pas !
Monsieur le président,

Peut-être qu’à longueur de temps, nos compatriotes comprendront ma démarche et la salueront. Peut-être aussi qu’à longueur de temps je ferais une erreur et « TOMBERAI » comme on le dit dans notre jargon. Mais entretemps découvrez le complot qui a eu comme résultat l’emprisonnement de nos compatriotes.

En attendant la prochaine dénonciation, je vous prie d’agréer Monsieur le président, l’expression de mon profond respect.