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General News of Tuesday, 14 May 2019

Source: cameroon-info.net

Crise anglophone: Paul Biya humilie ses plus fidèles serviteurs

Dans son numéro en kiosque le 13 mai 2019, le quotidien Mutations analyse que «la décision du Chef de l’Etat de relancer le dialogue en vue d’une sortie de crise sonne comme un désaveu des partisans de l’option armée».

«Qu’il s’agisse du ministre de l’Administration Territoriale (MINAT), Paul Atanga Nji, du ministre d’Etat, ministre de la Justice, Laurent Esso, du ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement Supérieur, Jacques Fame Ndongo, de l’ex-ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, ou du gouverneur de la région du Sud-Ouest, Bernard Okalia Bilaï, etc.», énumère le journal.

Au début de la crise, Atanga Nji avait soutenu qu’il n’y a pas de crise anglophone. On en était encore aux revendications corporatistes, marquées par des manifestations pacifiques. Le MINAT, souligne Mutations, «avait comparé les combattants séparatistes à une horde de bandits qui allait être très vite être mise hors d’état de nuire».

De son côté, Laurent Esso, pensait que quand les avocats du Common Law qui manifestaient «auront faim, ils reviendront devant les tribunaux». Les qualifiant de «groupuscule d’individus» Fame Ndongo, avait soutenu que les manifestants tentaient d’exprimer «des problèmes d’ordre politique, notamment soit le fédéralisme, soit la sécession. Evidemment, cela est non négociable […] Donc, il n’y aura aucun printemps anglophone», avait martelé le ministre de l’Enseignement Supérieur.

Dans la même logique, Issa Tchiroma, alors au ministère de la Communication, estimait qu’il n’est pas possible de dialoguer avec «les terroristes». Parmi les autorités qui n’ont eu de cesse de durcir le ton, figurent en bonne place le gouverneur de la région du Sud-Ouest.

En octobre 2017, Okalia Bilaï avait déclaré: «Que chacun descende dans sa famille, dans son village arrêter son chien [les manifestants, NDLR]. Si ces chiens continuent à aller dans la rue pour mordre, c'est-à-dire, détruire, ils vont rencontrer les forces de sécurité».

Pour notre confrère, «ces partisans de la force pour résoudre une situation qui avait tout l’air d’une crise sociale au début, sont comme désavoués aujourd’hui par le Président de la République, Paul Biya, au profit de personnalités moins sulfureuses».