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General News of Tuesday, 5 December 2017

Source: cameroonweb.com

L’Ambazonie est désormais une zone de guerre - Paul Ayah Abine

Dans une publication diffusée ce mardi, l’ancien juge de la Cour Suprême, Paul Ayah Abine a dénoncé les exactions dont sont victimes les populations de Manyu depuis hier lundi.

Selon l’ancien juge de la Cour Suprême, des militaires déployés dans le village d’Akwaya (département de Manyu) empêcheraient les habitants de se déplacer hors du village. Un acte considéré par Paul Ayah Abine comme un crime contre l’humanité.

Faisant allusion au communiqué controversé du préfet de Manyu invitant les populations à quitter la localité pour ne pas s’exposer au massacre de l’armée camerounaise, l’ancien juge de la Cour Suprême indique qu’Akwaya devrait désormais être considérée comme une zone de guerre.

« (…) Le droit international interdit d’empêcher les réfugiés de fuir les zones de guerre ou de les y contraindre à rester,» estime Ayah Paul Abine.
Lire l’intégralité de sa publication (traduite en Français par la rédaction de CameroonWeb) :

Vendredi 1er décembre 2017, le préfet du Manyu a publié son fameux communiqué, enjoignant, entre autres, aux villageois d’Akwaya de quitter leurs villages, de peur de s’exposer au massacre de l’armée camerounaise. Auparavant, des hélicoptères militaires camerounais avaient survolé le village d’Akwaya à quelques mètres au-dessus des toits. Pris de panique, les villageois avaient commencé à se chercher des refuges.

Le lundi 4 décembre au matin, des convois de soldats du BIR avaient été déployés dans la localité d’Akwaya. Les soldats prêts au combat se mirent rapidement en action. Ils ont bloqué des « routes », y compris la piste appelée Akwaya-Amana (Nigeria) Road.

Les femmes et les enfants qui voulaient trouver refuge au Nigeria ont été pris et ont été systématiquement renvoyés à Akwaya. Cet acte est un crime contre l’humanité. Car le droit international interdit d’empêcher les réfugiés de fuir les zones de guerre ou de les y contraindre. Et c’est précisément ce que ces soldats ont fait. Le communiqué du préfet de Manyu est une preuve qu’Akwaya est une zone de guerre.

Les auteurs de ces crimes doivent avoir à l’esprit que la justice et les institutions internationales prennent du temps, mais finissent par agir.