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General News of Monday, 11 May 2015

Source: cameroon-tribune.cm

La France offre 260 millions pour les réfugiés

Ce don offert au PAM jeudi dernier à Yaoundé va contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire dans le septentrion et l’Est du Cameroun.

400 mille euros, soit environ 262 millions de F. C’est le montant de la signature du document d’un financement entre le Programme alimentaire mondial (PAM) et le gouvernement français à travers l’Ambassade de France.

La cérémonie de signature de cette convention s’est tenue jeudi dernier à Yaoundé entre Christine Robichon, ambassadrice de France au Cameroun et Jacques Roy, directeur et représentant du PAM à Yaoundé.

Selon Christine Robichon, ce don offert au Pam est destiné au renforcement de l’assistance nutritionnelle et alimentaire des réfugiés en provenance du Nigéria et de la RCA ainsi que des personnes déplacées à l’Extrême Nord, à l’Est et aux communautés locales vulnérables.

Il est question selon elle, de soulager les populations en situation vulnérable et souffrant de malnutrition. Elle ajoute que cette contribution représente la première tranche de l’aide alimentaire programmée par la France en 2015.

L’ambassadrice de France s’est dit préoccupée par cette situation précaire que vivent les populations du Cameroun de l’Extrême-Nord et de l’ES, qui subissent des attaques de Boko Haram. « C’est pourquoi la France a jugé bon de participer à cette solidarité et cette mobilisation des amis du Cameroun, en apportant une contribution additionnelle ».

Encore qu’en ce moment, comme l’explique la diplomate, les exactions de Boko Haram ont amené les agriculteurs du côté de l’Extrême nord à fuir leurs champs.

« Ces abus ont entraînés la ruine des commerces, agricultures et autres actions menées par ces populations ».

De son côté Jacques Roy s’est dit satisfait de cet apport inestimable de la France. D’après lui, ce don va répondre aux besoins humanitaires des réfugiés sans cesse croissants au Cameroun.

Il ajoute en substance que la situation d’insécurité le long de la frontière Cameroun-Nigéria a engendré un énorme flux de réfugiés au Cameroun.

« De même que les régions Nord du Cameroun subissent régulièrement des chocs tels que la sécheresse et les inondations. Ce qui fait correspond à un déficit de 130 000 tonnes de céréales pour la campagne agricole 2014-2015 », a indiqué Jacques Roy.