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General News of Saturday, 14 October 2017

Source: cameroon-info.net

Le chef de poste des douanes de Gore accusé d’arnaquer les commerçants

D’après le trihebdomadaire L’œil du Sahel du mercredi 11 octobre 2017, les commerçants de l’arrondissement de Madingring dans le Mayo-Rey en veulent au chef de poste des douanes de Gore, Mohamadou Aminou, dont ils dénoncent les exactions mafieuses de ce dernier qui, selon eux, les astreint à payer des taxes des douanes sur des produits camerounais.

« Nous sommes victimes d’une arnaque sans précédent. Nous ne savons pas de qui tient-il ses instructions pour nous faire dédouaner des produits d’origine camerounaise à l’intérieur du pays. Madingring est un territoire camerounais à l’instar de tous les autres arrondissements du pays. Pourquoi nous exige-t-il des taxes douanières alors que ces mêmes produits sont transportés dans d’autres parties du pays sans que la douane ne réclame un seul radis ? Nous en avons ras-le-bol. Il doit mettre fin à ces pratiques qui n’honorent pas nos pays. Par le passé, il nous prenait de l’argent sans nous remettre des quittances », déclare Alhadji Saidou, commerçant à Gore.

D’après des informations glanées auprès de ce commerçant et bien d’autres usagers, il se trouve que le 6 octobre dernier, un camion chargé des produits Soacam a été retenu à l’entrée de la ville de Madingring par le chef de poste de douane. Et pour cause, le conducteur dudit camion a refusé de débourser la somme 320 000 francs CFA qui lui a été exigée par ce chef de poste.

Joint au téléphone, le chef de poste déclare avoir agi dans le strict respect des textes en vigueur. « Les textes me reconnaissent le prélèvement de 17% sur les sacs du riz qui traversent la frontière. C’est ce que j’applique » laisse-t-il simplement comprendre. Au regard de cette réponse donnée de manière désinvolte, les commerçants eux, ont décidé de ne plus se faire « extorquer » de l’argent, étant donné que la localité de Madingring fait partie intégrante du Cameroun. Par ailleurs, ils entendent exiger que leur soit remis une quittance à chaque transaction.