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General News of Wednesday, 16 December 2015

Source: cameroon-info.net

Le contre-amiral Mendoua fait tomber des têtes au CIC


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Un nouveau rebondissement dans l’affaire des 310 millions de F CFA présumés détournés au Centre interrégional de coordination (CIC). En effet, présenté comme ayant joué un rôle important dans cette affaire, le contre-amiral Jean Mendoua vient de licencier des agents jugés proches du Colonel sénégalais Abdourahmane Dieng, Directeur exécutif par intérim du Centre.

A en croire le quotidien Mutations qui suit cette actualité de très près, tout a commencé, selon une source interne, par le licenciement du chargé d’études, pourtant «beau-frère» du contre-amiral. Dans son édition n°4044 en kiosque mardi 15 décembre 2015, le journal indique qu'au moment où l’affaire est mise sur la place publique, ce dernier accuse son protégé de ne l’avoir pas mis au courant et d’être resté proche du colonel sénégalais.

Le capitaine de frégate Emmanuel Bell Bell qui, au-delà de ses fonctions à la division de l’information et de la communication, sert aussi d’agent de liaison avec le cabinet du contre-amiral, est qualifié de celui qui fait «le sale boulot» par la source du journal. C’est lui qui rend compte au quotidien, de la marche et du fonctionnement du CIC au contre-amiral, la tutelle du Centre revient pourtant au Ministère des Relations Extérieures. Compte tenu de son caractère diplomatique et du statut de son directeur. 

Les agents licenciés ont été entendus au Secrétariat d’Etat à la Défense où ils ont déclaré craindre pour leur sécurité. «Ils disent clairement avoir reçu des menaces. Lors d’une réunion dans son cabinet, le général leur a reproché leur manque de patriotisme et leur devoir de solidarité. Le chargé d’études, qui le premier, a fait les frais de son courroux, a vu son téléphone arraché et a été mis à la porte du domicile du contre-amiral où il vivait», écrit Mutations.

Aujourd’hui, le personnel du CIC se dit muselé et le colonel Abdourahmane Dieng est gardé par une escouade de gendarmes, apprend-on. «Les employés mis à la porte ont tous changé leurs numéros de téléphone, parce que s’estimant espionnés. Le risque que le Cameroun perde le siège de cette institution est grand. Une situation qui n’est pas pour redorer le blason d’un pays classé vice-champion d’Afrique de la corruption», conclut le journal.

Ces licenciements interviennent alors que les statuts actuels du CIC énoncent clairement que ce personnel devrait exercer jusqu’à l’installation complète de l’institution et une fois l’accord de siège définitivement établi.

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