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Business News of Friday, 31 July 2015

Source: camer.be

Les PMEs camerounaises ne sont pas à la hauteur des grands projets – Edc


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La salle de conférence du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam) a abrité lundi 28 juillet 2015 la troisième « journée fournisseurs », une activité de la Bourse de la sous-traitance et du partenariat du Cameroun qui consiste à réunir autour d’une même table, un donneur d’ordre (grande entreprise) et des preneurs d’ordres (Pme/Pmi) pour les échanges sur les opportunités de sous-traitance qu’offre la grande entreprise.

Pour cette édition, Electricity Development Corporation (Edc), maître d’ouvrage du projet de construction du barrage hydroélectrique de Lom Pangar, était face aux sous-traitants pour leur présenter les opportunités que continue d’offrir ce projet. Occasion pour le sous-directeur en charge de la Communication et du développement du projet, Alphonse Emadak, de revenir sur les faiblesses qui plombent les Petites et moyennes entreprises (Pme) camerounaises, dans la course à l’attribution des marchés.

D’après lui, le constat fait est que les Pme camerounaises sont expertes en jongleries de toutes sortes. D’abord sur le plan de la légalité, elles ne sont jamais en règle, jonglant tout le temps avec la Cnps, les impôts, et autres. Très peu en effet affilient spontanément leurs employés à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) et payent leurs impôts. Mais dès la publication d’un appel d’offres, elles se font « fabriquer » toutes ces pièces pour prétendre être en règle et soumissionner.

Ensuite, pour celles qui réussissent obtenir le marché, le projet est vite abandonné parce qu’elles sont rattrapées par la réalité : le matériel qu’elles ont prétendu avoir n’existe pas, elles n’ont pas les moyens financiers pour en louer comme elles comptaient faire. Le personnel qu’elles ont déclaré n’existe nulle part. Toutes choses qui freinent l’avancement des travaux et causent des retards et des manques à gagner.

Le problème de la gouvernance n’est pas mois criard. Selon l’exposant, les chefs d’entreprises confondent tout, usent et abusent des fonds de l’entreprise qui en général ne font qu’un avec leur argent de poche, l’entreprise se résumant en somme à lui-même, du fait de la trop forte personnalisation.

Obligation de se mettre à niveau

Ces faiblesses et bien d’autres n’ont été relevées que pour montrer que des opportunités existent dans le projet de Lom Pangar, mais les Pme camerounaises ne peuvent les saisir par manque de « niveau. » D’après Edc, le projet de Lom Pangar est financé par 5 bailleurs de fonds, qui sont extrêmement méticuleux quand il s’agit de passer un marché. Et généralement les Pme camerounaises ne passent pas entre les mailles du filet. La base de données de 400 entreprises retenues pour le projet est constamment mise à jour, et des entreprises non respectueuses des normes sont « blacklistées ».

Pour pallier le manque, la Bstp a mis sur pied un programme de mise à niveau des Pme, qui permet d’évaluer leurs pratiques et leurs performances, et les certifier au bout du processus. Cette certification est désormais exigée par les donneurs d’ordre pour passer les marchés. Sauf qu’ici encore, les habitudes aidant, les Pme sont réticentes à adhérer au programme, qu’elles trouvent trop contraignant. Mais la globalisation est plus que jamais effective, les normes s’imposent à tous et partout, et celles des Pme qui ne voudront pas s’arrimer vont mourir de leur propre mort, comme c’est déjà le cas.

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