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General News of Monday, 11 May 2015

Source: Cameroon Tribune

Libre circulation en zone CEMAC: Places aux actes

Principal sujet débattu par les panélistes de l’émission « Policam » sur la RTS samedi dernier.

Deux sujets ont meublé le contenu du Talk-show politique, « Policam », sur la Radio Tieumeni Siantou (RTS), samedi 9 mai dernier.

Les 120 minutes de l’émission étaient consacrées aux difficultés de l’intégration sous-régionale au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) et l’impact des alliances entre formations politiques sur le jeu démocratique au Cameroun.

La semaine dernière ayant été marquée par le 12e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cemac, avec pour décision-phare et avec effet « immédiat » de l’instauration de la circulation sans visa pour les ressortissants de la Cemac à l’intérieur du territoire de la communauté. Une décision prise le 6 mai à Libreville, capitale du Gabon, l’un des pays réticents à l’application des termes de l’Acte additionnel relatif à la libre circulation.

En présence du chef de l’Etat de la République de Guinée équatoriale, l’autre pays autrefois réservé sur la question. Autant d’éléments qui poussent les invités d’Eric Boniface Tchouakeu à émettre des doutes sur l’effectivité d’une telle mesure après plusieurs volte-face comme celle de la Guinée équatoriale le 8 novembre 2013.

Si Mohamadou Talba, secrétaire national à la communication de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), reconnaît que la libre circulation est « le principe de base de ce genre de communauté, il est difficile de comprendre que cela ait pris autant de temps pour exécuter une telle résolution».

Pour Patricia Ndam Njoya, député de l’Union démocratique du Cameroun (UDC), « jusqu’ici, cette intégration sous-régionale est restée théorique. Nous ne pouvons que nous réjouir d’apprendre que la libre circulation sera effective en zone Cemac. Il faut davantage impliquer les populations dans ce processus. Et les communes frontalières aussi ont un rôle-clé à jouer».

A en croire Charlemagne Messanga Nyamding, enseignant à l’Institut des Relations internationales du Cameroun et membre du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), « l’instauration de cette libre circulation va mettre fin à la déstructuration de l’Afrique centrale telle que héritée de la colonisation.

Mais il existe encore des problèmes dont on ne parle pas. Notamment la question de la souveraineté des Etats et le poids des anciennes puissances colonisatrices comme la France.

Pour surmonter ces défis, il faudra une réelle volonté politique des chefs d’Etat afin de lever tous les obstacles qui mènent sur le chemin de l’intégration africaine globalement».