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General News of Saturday, 31 October 2015

Source: cameroon-info.net

Nationale n°1: Le Cameroun coupé de la RCA

L’inaccessibilité de part et d’autre de la République Centrafricaine et du Cameroun pose un sérieux problème, surtout aux organisations internationales qui œuvrent dans les sites des déplacés de guerre. A Bombé dans le département de la Kadey, région de l’Est, 90 km de route sont complètement abimées.

A en croire le journal Mutations du jeudi 29 octobre 2015, aucun véhicule en partance ou en provenance des deux pays ne peut circuler sur ce tronçon. Des camions et grumiers de transports de billes de bois y étaient encore bloqués ou encore renversés au sol, au samedi 24 octobre 2015.

«Nous avons fait plus de quatre heures sur cette petite distance malgré nos voitures 4x4», confie un membre de l’équipe d’une mission du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). Pour atténuer à cette situation, la solution, bien que provisoire est de contourner par l’arrondissement de Ndélélé et de traverser le fleuve Kadey sur un bac afin de rallier Kentzou. Ce qui n’est pas chose facile pour les gros-porteurs chargés de bois ou de marchandise.

Des indiscrétions affirment que le Ministère des Travaux Publics (MINTP) est au courant de cette situation depuis près de trois ans. «Un marché a été passé depuis 2014. Seulement, le montant de l’enveloppe qui s’élève à 500 millions de FCFA s’avère insuffisant. Raison pour laquelle la procédure de passation dudit marché a été reprise» souffle une source digne de confiance d’après Mutations.

Elle ajoute aussi que «pour des mesures d’urgence, la société United Transport Africa (UTA) qui utilise cette route pour le transport du bois, a saisi le gouverneur de l’Est pour obtenir une autorisation spéciale pour les travaux de réaménagement en attendant que ledit marché soit passé». Il est question ici que UTA effectuent des travaux à ses frais sous le contrôle technique de la délégation régionale des Travaux publics à l’Est.

Seulement, «compte tenu du fait que notre Ministère n’intervient plus directement dans la maintenance des routes, il est souhaitable que les sociétés forestières qui utilisent ces pistes au quotidien soutiennent le gouvernement dans ses efforts», relèvent les responsables du MINTP. Le journal s’attarde aussi sur le fait que depuis 2006, à la fin du programme d’entretien triennal des routes en terre battue, plusieurs routes notamment celles de la région de l’Est se sont abîmées de plus belle.