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General News of Thursday, 2 November 2017

Source: Cameroonweb.com

Parfait Ayissi est innocent, écrivez votre 'Revenge Porn' — Marlène Emvoutou

L’affaire Ayissi-Bonita est le nouveau buzz qui tient en haleine le peuple camerounais après les sorties scandaleuses des artistes Zomo-bem, Lady Ponce, Longue Longue sur l’homosexualité, le mysticisme, la « pimenterie ».

Des bassesses reconnues aujourd’hui par tous dans l’éducation des Camerounais. Ce n’est pas Marlène Emvoutou qui dira le contraire. Elle n’y croit pas encore à cette histoire à dormir debout. Elle voit déjà en celle qui se fait passer pour la victime, une Nathalie Koah numéro 2 qui veut profiter d’un scandale sexuel pour se faire un nom.

C’est l’histoire d’une victime d’abus sexuel. Bonita, la jeune fille de 17 ans qui dit avoir été sexuellement malmenée, abusée par le journaliste Parfait Ayissi qui a lui a promis un stage à Vision4. Un poste qu’elle n’aura finalement pas.

Une histoire qui a défrayé la chronique sur la toile en début de cette semaine avec des détails aussi sordides qu’inacceptables, révélés par Paul Chouta.

« Ils disent qu’elle n’a que 17 ans. Son rêve, devenir journaliste et travailler dans une chaîne de télévision sans diplômes. Sa stratégie, être prête à tout pour y arriver. Pipe, sodomie, partouze avec un homme célèbre pour devenir à son tour une people. Voilà le nouveau credo... Elle doit faire partie de ces milliers d’adolescentes qui subissent la promotion à outrance dans les médias camerounais. D’une jeune femme illettrée devenue égérie et » chef d’une entreprise de presse « après avoir été sodomisée, partouze, prostituée et publiée nue sur Internet. Si Nathalie Koah peut Bonita aussi peut, » déclare-t-elle.

Dans une ironie qu’on lui connait, Marlène Emvoutou invite la jeune fille Bonita à écrire son livre. « Ma chérie tu es désormais star ! Écris ton livre, tu crées une » chaîne de télévision, tu seras bientôt invitée à l’ESSTIC pour partager ton expérience de patronne de presse. Voici le Cameroun que vous avez voulu pour vos enfants, » indique-t-elle tout en lançant des piques à Nathalie Koah l’ex de Samuel Eto’o.

Sur les réseaux sociaux, l’affaire prend une autre tournure. Deux réseaux se forment ; les pros Ayissi et les pros Bonita qui se livrent à des guerres de mots. Des fake news aussi s’invitent sur les plateformes avec des photos montages pour démonter l’histoire brandit par Paul Chouta.

Marlène Emvoutou fait partie de ceux-là qui pensent que le journaliste Parfait Ayissi est aussi une victime d’une histoire montée à moins que d’après elle, la justice atteste de la véracité des preuves constituées contre le journaliste. Pour le moment, elle ne trouve aucun fondement aux publications.

« Ceux qui m’ont interpellé sur le sujet doivent savoir que je ne peux pas émettre un avis sur des faits qui n’ont aucun fondement. Un message audio non authentifié ne sera jamais une preuve en droit camerounais. Par ailleurs, je continue de croire que Facebook ne sera jamais une instance judiciaire. La présumée victime du viol étant mineure, j’invite ses parents à déposer une plainte pour viol et détournement de mineur. Ce n’est qu’après l’avis de la justice camerounaise que je pourrais me prononcer, » écrit-elle dans un post publié sur sa page Facebook.

Par ailleurs, elle a reconnu le phénomène de « promotion canapé » qui serait répandu partout au Cameroun. « Cela n’empêche que cette sordide histoire suscite une réflexion sur le harcèlement et abus sexuel que subissent les mineurs, dans les bureaux administratifs au Cameroun. Ils sont nombreux, celles et ceux qui ont déjà été obligés de subir des attouchements sexuels pour obtenir la signature d’un document, ou un rapport sexuel sur une pile de dossiers très importants pour se voir accorder un droit. Contre argent et faveurs diverses, ces enfants naïfs subissent des atrocités innommables. »

Tout en condamnant ces pratiques dégradantes envers les jeunes filles camerounaises, elle « les invite à dénoncer leurs bourreaux. “Je demande aux ministres de l’Administration territoriale, de la Justice, de la Sûreté nationale de prendre des dispositions administratives adéquates,” lance-t-elle à l’endroit des autorités camerounaises.