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General News of Sunday, 30 April 2017

Source: cameroonweb.com

Paul Biya est imbattable selon Boris Bertolt, les raisons !

Les adversaires de Paul Biya à la présidentielle de 2018 trainent à se dévoiler malgré le rêve depuis 30 ans de le détrôner le locataire d’Etoundi.
En 2011, les 22 candidats qui se sont mesurés à lui, sont passés à côté et semble y aller encore en rang dispersé une énième fois encore l’année prochaine contre leur rival de tous les temps, le natif Mvoméka'a, Paul Biya.

Bien qu’en début de semaine un vent de changement de profil semble embrasser la jeunesse camerounaise qui sur la toile plébiscite le chroniqueur Cabral Libbi pour faire face à Biya, le lanceur d’alerte Boris Bertolt croit toujours en un système fort et indéboulonnable dans les conditions actuelles des choses.

Pour le jeune doctorant Bertolt connu pour ses analyses objectives et sa connaissance approfondie de « système Biya », la seule façon d’apporter alternance au Cameroun n’est pas de battre le RDPC en 2018, « mais de créer une dynamique qui peut être précurseur du changement au Cameroun. »
Ce dynamisme selon lui est la « construction d’une large alliance de progressistes de tous les bords. Issus à la fois des rangs de l’opposition, du RDPC, de la société civile. »

« L’objectif de départ doit être de stimuler le coefficient d’indocilité nécessaire pour tout changement politique. Dans l’état actuel du code électoral, aucun parti politique ne peut battre Paul Biya », dit-il.
Si les vétérans de l’opposition pensent créer la surprise d’une alternance en 2018 après 35 années de règne sans partage, Boris Bertolt pense plutôt que le système est bien conçu et verrouillé.

« C’est illusoire, utopique. Le système est verrouillé. Le seul moyen de le casser c’est une coalition des forces, des énergies et des moyens. Il faut cesser de sous-estimer la forte capacité du régime Biya non seulement à produire les lignes de fracture au sein de la société, mais également à se régénérer ».

« Paul Biya est une fin connaisseuse non seulement de la sociologie de ce pays, de la psychologie de ses compatriotes, mais également du système qu’il a mis sur pieds, » conclut Boris Bertolt.