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General News of Thursday, 27 December 2018

Source: Première-Heure N° 246

Retrait de la CAN: vérités sur le déblocage de 110 milliards par le Minepat

Après un passage sans histoires à la compagnie nationale des transports aériens, Louis-Paul Motaze se retrouve au Gouvernement. Pas directement, il est d'abord promu Directeur général à la CNPS, la Caisse Nationale de la Prévoyance Sociale dont les patrons successifs n'ont pas fait que parler d'eux. En mauvais surtout. Pendant son séjour à la CNPS, il travaillera surtout à rendre la vie facile aux vieux retraités qu'il lui insupporte d'errer dans les cours des agences dans l'attente souvent sans fin de leur maigre pécule. En trois décisions, il va régler la situation. D'abord il permet aux vieux retraités d'accéder à leur argent sans avoir à entreprendre de longues distances à travers le pays pour arriver aux caisses de l'agence. Il va faire mieux, il institue la mensualisation des pensions. Au lieu de se faire payer une fois par trimestre, ils vont pouvoir être payés tous les mois. Il fera mieux encore : sous impulsion, les retraités pourront être servis au pas de leur porte. Les retraités seront aux anges d'avoir enfin eu pour les servir, un jeune homme quisavait avoir des égards pour les vieux retraités. Sans le vouloir, il donnera envie à son prédécesseur de revoir ses cours de bienséance dans sa manière de se comporter avec les vieux retraités.

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Nommé ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire début septembre 2007 après 8 ans passés à la tête de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS), il part de ce ministère le 9 décembre 2011 pour occuper les fonctions de secrétaire général du premier ministère. D’aucuns ont fait de lui un « premier ministre bis », véritable coordonnateur et cheville ouvrière de l’action gouvernementale.

Sous ce ministère, il va hériter le surnom affectueux de « Monsieur dette extérieure » pour sa dextérité à manier les complications de la dette dans les discussions avec les bailleurs de fonds multilatéraux ou bilatéraux. Devenu un ministre sur lequel le secteur privé est en droit de compter, il saura tendre une oreille attentive à un secteur qui ne tarit pas de revendications surtout autour des ques- tions de la dette ou de la pres- sion fiscale jugée intenable pour les petites et moyennes entrepri- ses locales. Louis-Paul Motaze saura trouver le mot juste pour rassurer le secteur privé. Contrairement aux lieux com- muns, le Cameroun compte parmi les 15 pays les moins endettés du Continent. Imperturbable dans ses soutiens indéfectibles à Paul Biya, Louis- Paul Motaze affiche constam- ment serein.

Mais c'est incidemment au moment où le Cameroun a été disqualifié de l’organisation de sa Can que des vautours sortent du bois. Pour le désigner comme l’homme à abattre. Il pourrait leur donner rendez-vous dans vingt ans