You are here: HomeBusiness2018 01 12Article 430332

Business News of Friday, 12 January 2018

Source: afrique.latribune.fr

CEMAC: la commission devra se serrer la ceinture, malgré un programme ambitieux

La Commission de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) va devoir se serrer la ceinture au cours de ce nouvel exercice 2018. Le nouveau budget de la commission devrait connaître une baisse considérable de 10 à 15% cette année par rapport au montant fixé pour l'année 2017, en prenant en compte la situation économique de la sous-région marquée par la crise pétrolière et les priorités contenues dans la feuille de route et les projets majeurs du Programme économique régional (PER).

Pour cette nouvelle année, l'équipe de Daniel Ona Ondo, président de la commission, devrait avoir à gérer un budget de 97 milliards francs CFA contrairement à l'année dernière où elle avait eu un budget de 114,9 milliards francs CFA.

Cependant selon le responsable de l'institution, cette baisse ne devrait pas impacter l'exécution des activités de la commission. Au sortir d'une réunion de travail qu'il a présidée, en présence de la vice-présidente Fatima Haram Acyl, des Commissaires Clément Bélibanga et Michel Niama et des directeurs des départements techniques, le président de la Commission de la CEMAC, Daniel Ona Ondo, a exhorté ses collaborateurs à fournir encore plus d'effort et d'application afin d'atteindre les objectifs fixés pour la nouvelle année.

Diversifier l'économie de l'Afrique centrale
L'une des lignes qui a prévalu à l'élaboration du nouveau budget est bien celle de la diversification économique. Il s'agit d'une volonté exprimée par la conférence des chefs d'Etats de la zone CEMAC et contenue dans la deuxième phase du Programme économique régional (PER), une conception du Sénégalais Victor Ndiaye, dont le cabinet Performances a également participé à la conception du Programme stratégique Gabon émergent (PSGE).

Au-delà des questions de la diversité économique, la Commission s'attardera aussi sur la libre circulation des 36,7 millions d'habitants de la communauté, dont le Gabon vient de lever les derniers obstacles politiques. C'était d'ailleurs l'une des missions confiées à l'ancien premier ministre gabonais Daniel Ona Ondo, dès son élection à la tête de la commission.