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Business News of Saturday, 29 December 2018

Source: afrique.latribune.fr

Contrebande: un manque à gagner annuel de 250 milliards au Cameroun

La contrebande au Cameroun est chaque année à l'origine d'une perte financière de 250 milliards de francs CFA, c'est ce qu'a révélé ce jeudi 27 décembre une étude de la seconde phase de l'Opération baptisée Halte au commerce illicite.

Alors que l'Etat camerounais traverse une période économiquement difficile, la contrebande génère un très important manque à gagner et contribue à empirer la situation. D'après une étude de la seconde phase de l'Opération baptisée Halte au commerce illicite (HALCOMI) présentée à la presse ce jeudi 27 décembre 2018, ce phénomène fait perdre au pays chaque année plus de 250 milliards de francs CFA, soit environ 500 millions de dollars. Selon les sources de la Direction générale de douanes (DGD) en charge de cette opération sur le terrain qui « ne cesse de révéler l'ampleur du fléau aussi bien à l'intérieur qu'aux frontières du Cameroun », la plus grande part de cette importante perte due à la contrebande est enregistrée dans les divers échanges commerciaux entre l'Etat camerounais et ses partenaires extérieurs.

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Les échanges internationaux indexés

En effet, l'étude cite les échanges avec notamment le Nigeria avec qui le Cameroun partage plus de 1.500 kilomètres de frontières et qui connait également une instabilité économique et sécuritaire. Il y a « une énorme contrebande entre le Cameroun et le Nigeria, du fait des frontières poreuses », note l'étude qui pointe également du doigt les échanges avec la République centrafricaine et le Tchad. Ces deux derniers, n'ayant pas de façade maritime, utilisent le port de Douala au Cameroun où transitent plus de 80% du volume de leurs marchandises. Ceci laisse beaucoup d'opportunités encore à la contrebande.

A noter que sur le plan interne, le phénomène de la contrebande n'est pas moins important au Cameroun. Selon l'étude de la seconde phase de la HALCOMI, « la contrebande sur la plan purement interne est tout aussi nocive » faisant perdre annuellement « plus de 100 milliards de francs CFA » à l'Etat camerounais, soit donc 40% des pertes globales enregistrées. La contrebande frappe la plupart des secteurs de production, dont l'agroalimentaire, la pharmacie, les cosmétiques, le textile, les biens, les services, etc., a précisé l'étude.