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Business News of Friday, 22 November 2019

Source: ecomatin.net

Douala: l'Etat relance le projet de transport de masse 'Bus rapid transit'

Apres plusieurs échecs, le Cameroun a lancé un avis de sollicitation à manifestation d’intérêt pour la réalisation des études techniques et économiques liées au corridor pilote de « Bus Rapid Transit», un projet de transport de masse dans la capitale économique.

La mission du consultant consistera en l’élaboration des études techniques et économiques en vue de la mise en œuvre du corridor pilote « Bus rapid transit » (BRT). Elles comprennent, entre autres, les études de faisabilité technico-économique y compris l’étude d’avant-projet sommaire/détaillé et les pièces techniques du dossier d’appel d’offres. Le réseau de BRT, apprend-on, est constitué des lignes allant du carrefour Leclerc au carrefour Ndokoti ; du carrefour PK14 au carrefour Ndokoti, et du carrefour Nelson Mandela au carrefour Yassa.

Le « Bus Rapid Transit » est un système de transport utilisant l’autobus ou le trolleybus. Ce projet n’est pas à sa première annonce au Cameroun. Le 24 avril 2014, l’ancien ministre camerounais de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (MINEPAT), Emmanuel Nganou Djoumessi, signait un mémorandum d’entente avec PREFARAIL, au sujet de la construction d’un tramway dans la capitale. L’entreprise belge se proposait de financer à 100% la construction de l’infrastructure, soit 50 kilomètres de tramway et de la gérer pendant une certaine durée avant de céder l’équipement à l’Etat du Cameroun. Depuis lors, aucun son de cloche n’a été donné quant à la suite des négociations.

D’ailleurs, plusieurs observateurs estimaient en ce temps qu’un tel projet verrait difficilement le jour. La construction d’un tramway nécessitant des voies ferrées équipées de rails plats implantés en site propre ou encastrée dans la voirie routière. En plus, le tramway étant un équipement à traction électrique, beaucoup se demandaient s’il y aurait assez d’énergie électrique pour que le projet soit viable. D’ailleurs, selon le rapport préliminaire d’Africa’s Pulse du mois d’avril 2018, l’énergie électrique au pays demeure « faible, avec des coupures de courant fréquentes et parfois de longue durée, prévues ou imprévues ». De plus, le Cameroun figure parmi les trois pays en Afrique avec le plus de délestages après le Benin et le Togo.

Les coupures d’électricité sont le premier obstacle au développement des entreprises camerounaises, note les analystes. Aujourd’hui le Bus Rapid Transit est de nouveau annoncé. Verra-t-il enfin le jour ? Quoi qu’il en soit, ce système de transport de masse pourrait désengorger la ville de Douala et soulager les populations qui ont du mal à se déplacer à l’intérieur des grandes villes à cause des embouteillages.