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Business News of Wednesday, 20 November 2019

Source: cameroun-info.net

Port de Douala: les manoeuvres de Bolloré pour reprendre la main

La guerre diplomatique que se livre la France et la Suisse au sujet du contrôle du Terminal à conteneurs du Port autonome de Douala (PAD) risque d’avoir d’importantes répercussions sur la place portuaire de Bonaberi Douala. Le bimensuel français La Lettre du Continent (LC)rapporte dans son édition du 20 Novembre 2019 que d’ici janvier 2020 ledit terminal n’aura plus de concessionnaire. Une situation qui selon nos confrères, est la conséquence du gel de la procédure d’attribution de la concession dudit terminal au groupe italo-suisse Terminal Investment Limited par la présidence de la République, après un plaidoyer actif de la France.

A en croire la lettre confidentielle française, Le groupe Bollore Logistics qui a été écarté de la course à sa propre succession après 15 ans de règne sans partage a profité de cette situation pour proposer son expertise au PAD. La Lettre du Continent précise que «Bolloré s’est proposé de continuer d’opérer au-delà du 31 décembre 2019, date à laquelle s’achève son bail. Mais cette prolongation se ferait hors de tout cadre légal. Le temps manquant pour réécrire le contrat de concession». Cette solution n’enchante pas du tout les armateurs. Ces derniers s’inquiètent surtout des conséquences qu’une telle opération pourrait avoir sur les assurances.

Coincé ,Le PAD envisage d’assurer lui-même la gestion du terminal à conteneurs. Malheureusement comme le renseigne nos confrères de La Lettre du Continent «Le PAD manque de fonds nécessaires pour effectuer les réparations d’urgence. Notamment sur les remblais, et n’a pas d’outil informatique pour gérer le circuit des conteneurs (Terminal Operating System). Véritable cœur du réacteur portuaire, le logiciel utilisé est actuellement sous licence Bollore»

Rappelons que d epuis le 16 septembre 2019, le consortium Bollore-APM Terminals n’est plus le concessionnaire officiel du terminal à conteneurs du Port Autonome de Douala. I l a été remplacé par le groupe Suisse Terminal Investment (TIL) . P our contester son éviction, l e Groupe français a saisi l es juridictions nationales arguant que les procédures ayant conduit à cette dernière, n’ont pas respecté les règles. Le 23 octobre dernier Bollore, par l’entremise d’Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères et de l’Europe en visite a réussi à obtenir la suspension de la procédure de d’attribution de la concession du terminal à conteneurs du Port autonome de Douala à TIL.