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Business News of Tuesday, 3 September 2019

Source: ecomatin.net

Règlementation: les charges des grumiers désormais limitées à 25 tonnes

Ces camions avec des charges très importantes sont considérés comme l’une des premières causes de destructions de nos routes. Cette limitation concerne les cargaisons de bois.

Si c’est une bonne nouvelle pour les populations, cela n’est pas le cas pour l’organisation Internationale des Bois tropicaux (OIBT). En effet, dans une note au mois d’août, l’institution déclare que cette limitation perturbe la logistique de transport et épuise les grumes dans les usines.

Une action qui a des répercutions sur les usines de transformation du bois présentes dans le pays. Elles ne parviennent plus à satisfaire la demande de leurs clients de manière optimale. Même si les conditions climatiques sont les premières causes de cette baisse de régime, il reste que c’est un véritable manque à gagner pour tous.

Les caisses de l’Etat vont le ressentir

Il n’y a pas que les usines de transformations de bois qui vont ressentir cette baisse de régime. L’Etat aussi en payera les frais. Car, si les pertes sont énormes, les bénéfices aussi diminueront. De manière générale, le Cameroun est un pays à vocation clairement agricole et forestière. Il est le 7 exportateur mondial de bois tropical et le 3ème en Afrique après la Côte-d’Ivoire et le Gabon.

En 1988-1989, l’exportation du bois représentait un revenu de quelque 190 millions de dollars. Ce secteur représente 9% de la production industrielle totale et produit 4% du PNB. Le bois d’œuvre occupe la 1ère place dans l’ordre d’importance des exportations camerounaises après le pétrole, le café et le cacao.

Les principaux clients du Cameroun sont les pays de l’Union européenne qui achètent 70% des grumes. En ce qui concerne le marché national, II est surtout alimenté par les scieurs artisanaux qui opèrent dans le secteur informel. Face au taux de chômage élevé, et dans le but de lutter contre la pauvreté, Les entreprises forestières employaient directement plus de 34000 personnes.

Ceci s’est confirmé une année plus tard par les pouvoirs publics qui estiment que : Plus de 55000 personnes travaillent actuellement dans ce secteur, y compris les emplois indirects.