You are here: HomeBusiness2019 05 13Article 462966

Business News of Monday, 13 May 2019

Source: L'Actualité N° 007

Secteur Brassicole: plus de 1500 milliards de recettes attendues en 2019

Fete De La Biere 350 FCFA par bière sont reversés dans les caisses de l’Etat

Cette filière contribue à hauteur de plus de 1500 milliards de FCFA aux recettes fiscales du Cameroun.

Plus de 1500 milliards de FCFA, soit près de 73% des recettes fiscales internes attendues en 2019, de la Direction Générale des Impôts et sensiblement les 1/3 du budget global de l’Etat seront issues du secteur brassicole.

Les bars constituent donc un secteur de choix pour l’atteinte des objectifs fiscaux au Cameroun. La célébration récente de la semaine du barman organisée par le Syndicat National des Exploitants des Débits de Boisson du Cameroun a été l’occasion pour les membres de cette corporation de rappeler l’importance de cette activité dans la collecte des plus 4850 milliards de FCFA du budget de cette année, « environ 80% de l’impôt payé par les tenanciers des débits de boisson sont prélevés à la source » affirme Jean-Pascal Kenmogne, vice-président du SYNEDEBOC, région du Centre.

Réalité de terrain Selon l’équipe conduite par Roger TAPA TCHIOSSI, le Président National du SYNEDEBOC, leur activité est l’une, sinon la plus lucrative pour l’Etat car celleci est frappée de nombreuses taxes tant sur l’achat avec les 19,25% de TVA, prélevés sur chaque casier de boisson et à cela est déduit 5% des précomptes sur achat. Une retenue fiscale provisoire qui sera reversée à la fin de chaque semestre à tout tenancier de débits de boisson en règle avec fiscalité, à hauteur de 2,5% pour les barmen classés sous le régime de la patente ou simplifié et 3% pour ceux inscrits au régime réel.

Au niveau de la vente c’est une retenue appliquée sur le prix d’une boisson gazeuse. A ce titre c’est sensiblement 347 FCFA, qui sont reversés dans les caisses de l’Etat pour la vente d’une bière de 650frs soit près de 54% en valeur relative sur chaque bouteille vendue à un consommateur et le reste, soit 303 frs sont redistribués entre le producteur et les barmen.

Des chiffres plutôt flatteurs pour les caisses de l’Etat et sans doute à l’origine de la facilité voire le laxisme permanent en matière d’ouverture des débits de boisson au Cameroun où les principes basiques comme la distance d’environ 500 mètres entre deux établissements de ce type n’est point respectée, qui donne lieu à une vallée de bars dans chaque quartier des métropoles camerounaises.

Les récentes statiques, selon une enquête menée par le SYNEDEBOC, font état de plus de 12000 bars à Yaoundé soit un bar tous les 60 mètres, un chiffre bien plus élevé dans la capitale économique où l’on dénombre plus de 15000 débits de boisson. Normal, au regard des gains générés par ce secteur, devenu au fil du temps une voie royale pour combler le déficit de l’assiette fiscale au Cameroun, d’où l’augmentation quasi récurrente des taxes dans cette filière qui vont de la TVA jusqu’aux droits d’accise sur les produits brassicoles, considérés désormais comme étant de luxe en passant par les précomptes et autres prélèvements de terrain effectués par les mairies et les Hommes en tenue.