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Business News of Thursday, 7 March 2019

Source: investiraucameroun.com

Un discret investisseur renforce son contrôle sur l’entreprise Gaz du Cameroun

YF Finance une société d'investissement basée à Londres (Grande Bretagne), a investi un montant supplémentaire de 5,85 millions de livres sterlings (7,7 millions $) dans le capital de Victoria Oil and Gas, une junior pétrolière cotée sur le London Stock Exchange et actionnaire majoritaire de l'entreprise Gaz du Cameroun.

L'investisseur est la propriété à 100% d'Askar Alshinbayev, un homme d'affaires de 55 ans, originaire du Kazakhstan, et à la discrétion caractéristique de tous les nouveaux riches issus des Etats de l’ex-république soviétique. YF Finance est déjà le premier actionnaire de VOG avec 6,5% de participations, et se renforcera dans le capital de cette dernière, si l'opération reçoit la validation de l'Assemblée générale des actionnaires.

Rappelons que cette initiative est déployée dans le cadre d'une augmentation de capital par émission de nouvelles actions, qui a permis à Victoria Oil and Gas de recevoir des offres de souscription d'investisseurs pour un montant global de 13,6 millions de livres sterling (17,7 millions $).

La ressource mobilisée sera totalement affectée au renforcement de sa trésorerie. VOG a connu une année 2018 difficile, qui était impactée par le non renouvellement du contrat de consommation d'ENEO, un gros client de son portefeuille. Aussi, l'entreprise a du restructurer sa dette pour maintenir sa liquidité.

L'augmentation de capital qui vient d'être réalisée est une bonne nouvelle supplémentaire, car elle est la preuve d'un soutien effectif de sa base d'investisseurs, dont les plus importants. Elle s'ajoute au fait qu'un nouvel accord de principe a été signé avec Eneo en fin 2018, ce qui lui permettra d'accroître son volume d'affaires.

Mais on sent bien que des personnes plus conservatrices sont aux commandes du Conseil d'administration de VOG. Le groupe devrait poursuivre avec la réduction de ses coûts. Le salaire des hauts cadres devrait baisser de 53%, celui du président du Conseil d'Administration de 50% et celui du directeur général de 33%.

L'entreprise n'a pas le choix. Selon ses compte non encore audités, elle a terminé 2018 sur un chiffre d'affaires qui a baissé de plus de la moitié pour se retrouver à 10,6 millions $. Sa trésorerie de 3,6 millions $ est loin des 11,4 millions $ de la fin 2017. Sa dette nette était de 17,3 millions $. Dans le même temps, elle devra poursuivre avec le développement de ses nouvelles acquisitions notamment de Matanda.