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Entertainment of Sunday, 5 May 2019

Source: cameroon-tribune.cm

Apolline Tchounang: la dame aux 10. 000 livres

Les étagères croulent sous le poids des encyclopédies, des précis et autres manuels. Dans le même espace, plusieurs piles de livres supplémentaires sont disposées sur d’autres supports. Et à l’entrée de cette bouquinerie nommée « Sainte Eliane », située au lieu-dit « Fin Barrière Essec », entre Sic Cacaos et le carrefour Ange Raphaël, des ouvrages sont étalés par dizaines.

Responsable de ce tableau, Apolline Désirée Tchounang, vendeuse de livres d’occasion depuis 15 ans, dont 10 à son propre compte. « J’ai vendu des livres pour mon frère aîné, qui était installé juste en face de l’université de Douala. C’est lui qui m’a amenée à aimer cette activité », déclare Apolline Tchounang, égrenant des souvenirs vieux de 15 ans dans le livre de sa mémoire.

Il y a donc dix ans, elle ouvre un nouveau chapitre, décidant de se mettre à son compte. Avant les livres, c’est dans la parfumerie que dame Tchounang évoluait. Une page désormais tournée au profit des bouquins. D’une grande variété de bouquins. Dictionnaires, atlas, manuels de science, livres de culture générale, d’histoire, de médecine, de droit, d’économie, de cuisine, romans, bandes dessinées, magazines divers, la palette proposée par la bouquinerie « Sainte Eliane » est vaste et fait le bonheur de plusieurs catégories de lecteurs. Des chercheurs aux enseignants, en passant par les étudiants ou les amateurs de thrillers.

Pour garder l’intérêt de sa clientèle, voire l’agrandir, la vendeuse a développé un réseau d’approvisionnement plutôt intéressant. « Nos livres viennent de Belgique », explique-t-elle. Une fois la filière trouvée, elle a fait venir régulièrement des cargaisons de livres d’occasion (en tout sur trois ans), qui arrivaient par le port de Douala. Aujourd’hui, elle revendique un stock de quelque dix mille ouvrages.

Il faut croire que le créneau est porteur : la vendeuse écoule ses produits à des prix vraiment abordables : un guide médical familial de 5 volumes à 15 mille francs ; un roman grand format à mille francs ; des dictionnaires à partir de cinq mille francs pièce… « Tout le monde s’arrête ici et chacun trouve son compte », explique la bouquiniste. Parmi ses gros clients, des établissements scolaires de la place, une des facultés de l’université de Douala, entre autres.

Une collection historique du Reader’s Digest en main, un client relève : « L’endroit ne paie pas de mine, mais ce qui compte, ce sont les livres, qui contiennent la connaissance ». L’avis semble partagé.