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Entertainment of Saturday, 23 November 2019

Source: 237online.com/

Extrême-nord : un festival de films pour ‘échapper’ aux sévices de Boko Haram

La seconde édition de la grande fête du 7e art à l’Extrême Nord est prévue du 20 au 23 novembre 2019.

L’Extrême Nord s’apprête à se mettre à l’heure du Festival international sahélien du film (FISFI), le plus grand rendez-vous cinématographique de la région frappée par de nombreuses attaques du groupe djihadiste Boko Haram. Des heures sombres que le FISFI veut faire oublier aux populations vivant dans un contexte sécuritaire traumatisant, à travers le cinéma. Et de fait, le septième art peut aider à véhiculer des messages de paix, de prise de conscience et d’encouragement. «Cette rencontre, par sa deuxième édition est un témoignage de ce que la sécurité et la paix reviennent progressivement dans la région de l’Extrême-Nord où les populations jadis au bord de la crise des nerfs, directement ou indirectement touchées par les affres de la guerre ne vivent plus dans l’inconfort psychologique et reprennent confiance», explique Esther Zouyane, directrice artistique du festival.

Prévue du 20 au 23 novembre 2019, la deuxième édition du Festival international sahélien du Film s’annonce riche en surprises, en invité, en rencontres et échanges sous le thème : «Cinéma, tourisme et défis sécuritaire». Le choix de ce thème s’inscrit dans un contexte où la préservation de la paix et la cohésion sociale dans la région de l’Extrême Nord voire dans la sous-région Cemac, et la relance du tourisme constituent un impératif pour lequel aucune contribution n’est de trop. Aussi les articulations du Festival international sahélien du film intègreront cette année encore, des activités d’éducation, de sensibilisation, de formation et de loisir dont la finalité est de «promouvoir les valeurs morales et éthiques à travers le tourisme et la culture, développer les talents artistiques et techniciens à travers les ateliers de formation, rechercher et réaliser des études sur les arts contemporains et patrimoniaux, sauvegarder et promouvoir notre patrimoine immatériel», explique Esther Zouyane.

Projections, conférences débats, carnaval, master class, visites de sitse touristique, exhibitions des danses patrimoniales, défilés de mode ou encore des concerts sont au programme de cette grande fête cinématographique prévue dans les villes de Maroua, Kaélé et Boboyo. Parmi les invités attendus on annonce la présence du producteur Cyrille Masso dont la fiction Adamou et Goni (Les Repentis) sera projetée durant le festival. «Au terme du festival, nous espérons lors de cette deuxième édition diffuser 25 films et produire des outils de plaidoyer et de communication en faveur de la paix, sensibiliser 281 750 Personnes qui adopteront ensuite un comportement responsable liés à la culture de la paix, de la cohésion sociale entre les peuples et de tolérance. Nous espérons enfin former des jeunes cinéastes dans les techniques appliquées du 7e art à travers nos différents masters class», déclare optimiste Esther Zouyane.

A travers le Festival international sahélien du film il est donc question pour les organisateurs de «prendre appui sur le cinéma pour sensibiliser, éduquer et réconforter une population vivant un contexte sécuritaire particulièrement troublé et favoriser la promotion et la valorisation de son patrimoine matériel et immatériel local». Le Festival International Sahélien du Film est une initiative portée par l’association culturelle des artistes et techniciens du Sahel (A.C.A.T.S). Créée en 2010, cette association culturelle apolitique œuvre à la découverte, la valorisation et surtout la mise en vitrine et la pérennisation du potentiel culturel et touristique de la partie septentrionale du Cameroun.