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Entertainment of Tuesday, 26 November 2019

Source: camerounweb.com

Il y a un, l’artiste Ava Avenir a été assassiné; le film de son assassinat !

Au matin du 19 novembre 2018, le peuple camerounais apprenait avec amertume l’assassinat de l’artiste Avenir Ava par des braqueurs la nuit du 18 novembre.

Annoncés dans un premier temps en fuite, les auteurs du crime seront arrêtés puis jetés en prison où ils croupissent à l’heure actuelle tandis que leur victime git six pieds sous terre. Un an après, CamerounWeb revient sur le récit de ce douloureux évènement dont le souvenir reste gravé dans le cœur des fans et admirateurs de l’artiste...


Selon les aveux d’Ambroise Atedzoe, Ahmadou Djikam et Loïc Lobe, le meurtre de l’artiste ne serai que la conséquence d’un vol à main armée qui a mal tourné.

Ahmadou Djikam, le chef du gang, a estimé en effet que le forfait ayant conduit à la mort de l’artiste n’a nullement été prémédité, il émane d’un amateurisme dans l’utilisation de l’arme.

« Je ne suis pas sorti de chez moi pour ôter la vie à qui ce soit. C’est un vol à main armée qui a mal tourné. Je suis arrivé lorsqu’il garait son véhicule et puis lorsque je lui ai demandé de me remettre l’argent, il m’a fait comprendre que je ne pouvais pas. Nous avons fait le tour de la voiture, il avait sa main derrière, pour l’effrayer j’ai tiré une balle entre ses pieds il m’a parlé en patois que je ne peux rien.

Les gens ont commencé à ouvrir leurs portes, en voulant m’échapper, j’ai essayé de tirer une balle en l’air mais vu que je n’ai pas appris une formation pour manipuler les armes, apparemment cette balle l’a touché mortellement », témoigne-t-il. Des déclarations certes effroyables qui n’ont pas empêché la presse à qui ils ont été présentés mardi dernier à Yaoundé, de questionner les mobiles de ce crime.

« Tout cela s’est produit entre Nkoabang et Biteng. J’ai eu ces armes chez un magistrat et chez un sous-préfet. Personne ne m’a commandité cet acte. Il n’était pas ciblé. C’était dans le système opératoire défiler les véhicules », détaille le chef de gang.

S’agissant des autres agressions auxquelles il est associé, le trio tient un langage presque identique, c’est-à-dire celui de la non préméditation. Pour eux en effet, « les deux autres personnes qui ont été agressées ont été prises de cours. C’est toujours nous qui avons agressé Ernest Obama et le curé de Nsam. Je suis un repris de justice mais pas pour les mêmes faits. Ça ne fait pas trois mois que j’ai eu les armes. Je suis sorti de prison depuis 2016. Le magistrat ne m’a pas donné ces armes, je suis allé cambrioler chez lui et je les ai prises ».