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Entertainment of Monday, 6 May 2019

Source: Mutations n° 4849

Le festival des jeux et sports patrimoniaux Ekang se prépare

La culture aura une place de choix ce mois de mai à Ebolowa. Pour la première fois en effet, les amateurs des jeux et sports patrimoniaux Ekang vont faire parler leur talent au cours d’un festival qui, d’après ses organisateurs, rentrera dans les annales de l’histoire. Depuis quelques jours en effet, l’esplanade de la délégation régionale des arts et de la culture pour le Sud reçoit une cure de jouvence.

«Cette première édition du festival des jeux et sports patrimoniaux Ekang sera organisée du 16 au 19 mai 2019 ici à Ebolowa. Nous avons choisi une dizaine de jeux et sports divers ayant une portée pédagogique et socialisante avérée, parmi les 20 disciplines répertoriées dans nos recherches», détaille Roland Biozy, directeur du festival.

Ce retour aux sources puise sa justification dans la pure tradition Ekang. Il se dit qu’à partir de ces jeux, on préparait les jeunes à affronter les vrais défis de la vie. «Nous sommes partis d’un constat selon lequel nous autres africains avons été déconnectés de nos cultures ; que nous sommes envahis aujourd’hui par des jeux et sports qui viennent de l’occident et qui n’ont pas un impact constructif sur notre développement et celui de nos sociétés», regrette M. Biozy.

L’organisation entend à travers cette trouvaille, promouvoir et enraciner définitivement la jeunesse camerounaise dans sa culture d’antan. «C’est depuis 1982 que j’effectue des recherches dans ce volet de notre culture, et je suis reconnaissant de ce que ces jeux et sports que j’ai eu à pratiquer à un moment donné de ma vie, ont fait de moi.

Par contre, quand je vois la dépravation des mœurs et l’incivisme qui caractérisent la jeunesse africaine en général et Ekang en particulier, je pense que la thérapie réside au niveau de la promotion et la réhabilitation de ces valeurs traditionnelles», solutionne Yannick Aba’a Essono, promoteur et concepteur du festival.

Pour ce galop d’essai, l’organisation a jeté son dévolu sur les enfants et les parents. «Nous attendons les enfants pour les initier, les rééduquer et les conscientiser à travers ces jeux. Nous sollicitons également la présence des parents pour que ces derniers comprennent qu’ils ont l’obligation et le devoir péremptoire de recourir à nos sources pour mieux élever leurs enfants qui sont le fer de lance de notre nation», interpelle M. Aba’a Essono.