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Entertainment of Saturday, 31 August 2019

Source: chateaunews.com

Misère des artistes camerounais: la faute aux sociétés de droits d’auteur

En vérité le gouvernement n’a même pas besoin d’intervenir dans les problèmes des OGC, juste mettre les bonnes personnes à la bonne place.

Question simple pour tous : Pourquoi les entreprises privées croissent au Cameroun mais pas celles de l’État qui d’ailleurs ont plus de moyens et facilités avec un personnel ma foi qualifié, payé aux frais des fonds publics ?

La réponse est évidente : « Médiocrité du Top Management »

La réalité du mal des artistes est la suivante : Nos sociétés de Droits d’auteur sont administrées par des amateurs sans aucune vision et projet de développement de ces structures socio-culturelles stratégiques. Des avares et égoïstes qui ne comprennent toujours pas qu’en produisant de bons résultats, on gagne plus. Oui plus que les miettes braquées dans les petits budgets de fonctionnement et cotisations des acteurs.

Au vu de tout ce qui précède, si rien n’est fait en vu du redressement managérial de ces sociétés collectives, jamais l’artiste camerounais ne jouirait de sa créativité. La preuve que le mal est dans la gestion managériale est qu’en Afrique de l’Ouest, les OGC sont sur-liquides et soutiennent l’économie locale.

Chez nous au “Bled”, dans un pays des grands noms de la musique, du livre, du cinéma, de la danse et des arts associés, on dirait que c’est aujourd’hui que notre culture démarre à peine ses activités tellement rien ne marche et tout va de travers.

Chers artistes, chers camerounais, chers acteurs de la société civile, soyons des patriotes culturels et arrêtons le terrorisme artistique qui nous caractérise et le pays pourrait jouir éternellement de son art.

Comment peindre ce triste tableau sans colorier l’image de ces acteurs qui bossent hardement pour l’essor de la Culture camerounaise. Ces personnes intègres au mérite avéré tel M. Mvogo Belobo Nazaire de la SOCILADRA Adamaoua-Nord, qui œuvrent contre vents et marées au progrès de notre art. Cette estime va également à l’endroit des artistes et opérateurs culturels émérites qui malgré la misère du secteur préservent la flamme par leur génie et bravoure. C’est grâce à vos efforts que les futures générations connaîtront le bonheur culturel essentiel à l’émergence d’une industrie culturelle forte.

Sinon reconnaissons et admettons qu’il ne restera plus qu’à ce dire :

Vive la médiocrité culturelle,
Vive la précarité des artistes,
Vive l’inertie des OGC,
Et que meurt la Culture du Cameroun !!!

Bravo à tous pour le bon travail d’assassinat de notre Art.

Rodrigue TAPEO aka AMER-D
Artiste, Journaliste, Promoteur culturel, Media fonder.