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Opinions of Tuesday, 7 November 2017

Columnist: Via la page Facebook de Jorel Zambo?

35 ans au pouvoir de Paul Biya: un internaute répond à Rémy Ngono

Tout d’abord Ce que Rémy dit n'est pas faux. Mais on peut facilement remarquer son style qui se verse toujours dans l'exagération.

Remy NGONO, pourquoi tu es parti du Cameroun avant les élections de 2004 alors que tu animais très bien l’émission « coup franc » ? Pourquoi ton mariage au lieu de venir le célébrer au Cameroun, tu l’as fait à Mbeng ? Cela démontre que tu as voulu quelque part sauver ta peau au-delà de l’amour la patrie que tu sembles manifester mieux étant perché en France. Par ailleurs je crois qu’en dehors de ce bilan que tu as retracé, tu n’as pas tenu compte du contexte politique de notre pays à cette époque, et c’est une très grave erreur qui sert certainement ton exagération. Je ferai juste quelques rappels :

1- Il fallait qu’il affronte le putch manqué du 6 Avril 1984 : juste moins d’un an et demi après son accession à la magistrature suprême. Il n’avait même pas encore pris la main sur les choses de l’état que ce dernier rentre dans un trouble politique sans précédent.

2- Il fallait commencer une cure pendant les années. C'était une épreuve difficile parce que dans cette cacophonie on ne savait pas qui est qui. Et pour les connaisseurs ils savent que la cure s’est vraiment étendue jusqu’en début 90.

3- Il a fallu qu’il affronte la crise économique dans cette même période

4- Il a fallu qu’il affronte la grève des étudiants dans la même période

5- Il fallait qu’il affronte la contestation de sa victoire de 92

6- Il a fallu qu’il affronte les villes mortes dans la même période

7- Il a fallu qu’il affronte profondément la mort de son épouse Jeanne Irène dans la même période

On constate bien que durant toutes ces périodes, Paul BIYA se bat plus à s’affirmer en tant que Président qu’à gouverner la nation camerounaise. Petit à petit il commence à gagner en confiance, et à mettre lui-même son propre système qui pourra lui permettre de rester au pouvoir afin de faire quelque chose pour son pays. C’est donc dans ce climat de sérénité qu’il évolue et met en 2004 des vastes chantiers comme le dit le slogan de campagne « le Cameroun des grandes ambitions ». Personne n’ignore que c’est quand une personne a les ambitions pour sa nation, qu’elle est justement en train de penser à la nation.

Popol a donc commencé à gouverner réellement et a penser l’avenir de cette nation que très tardivement. Mais comme les choses évoluent très vite et les mentalités aussi, cela fait en sorte que les camerounais très exigeants ne puissent pas lui pardonner tout ce temps perdu à vouloir plus sauver sa peau qu'à vouloir gouverner son peuple.

Il est vrai que le changement se pointe à l’horizon, sauf que l’on ne sait pas si les camerounais sont vraiment prêts à accueillir le changement. Car plus on devient exigeant, plus on rend lourd l’environnement politique. A la moindre erreur du troisième Président de la république du Cameroun, cela pourra lui coûter cher.