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Opinions of Monday, 2 September 2019

Columnist: BORIS BERTOLT

Affaire Kamto: les magistrats ont tenté de manipuler les prisonniers politiques

En effet, vendredi dernier, seulement quelques heures après que le juge Gilbert Schlick ait jugé irrecevable la requête en appel du MRC contre l'ordonnance de non lieu partiel et de renvoi à barre pour l'ouverture du procès contre Maurice KAMTO, ses alliés de la coalition gagnante et les militants et sympathisants du MRC, un militaire s'est rendu à la prison Centrale de Yaoundé et s'est présenté comme un émissaire du Commissaire du Gouvernement.

Le Militaire en question a envoyé des gardiens de prison faire appel aux prisonniers politiques dans leur différent quartier en se faisant passer pour un Avocat des prisonniers politiques. C'est ainsi que les prisonniers se sont précipités pour sortir de leur différent quartier et se diriger vers la grande salle du quartier des Mineurs où ils ont l'habitude d'échanger avec leurs avocats.

À leur grande surprise, ils n'y trouveront pas d'avocats mais plutôt un militaire en tenue accompagné d'un homme en civil probablement lui aussi militaire.

L'homme en tenue sans toute fois se présenter se limitera à dire qu'il a été envoyé par le Commissaire du Gouvernement pour leur notifier la liste des témoins du Ministère Public c'est à dire la liste des personnes qui témoigneront contre Maurice KAMTO ses alliés de la coalition gagnante et tous les prisonniers politiques dans le procès qui s'ouvre contre eux à partir de vendredi le 6 septembre 2019.

L'un des prisonniers politiques demandera à lire cette note qui a pour titre «Liste des témoins du Ministère Public dans l'affaire Ministère Public contre ABE ABE Philippe Gaston et autres...» et la liste compte une vingtaine de noms.

Dans cette liste, il ya une volonté claire de cacher l'identité réelle des témoins puisque chaque témoin sur la liste est cité par un seul nom et une lettre majuscule comme par exemple DILLI. J, OUMAROU. H. NGOM. P etc

Les prisonniers politiques à l'unisson refuseront de signer ce document en priant le militaire en question de revenir lorsqu'il sera accompagné des avocats du MRC ou alors de passer par les avocats du MRC pour leur transmettre le document pour décharge.

Le militaire va donc se lancer dans une technique de diviser pour mieux régner en demandant si jamais parmi les détenus il y'en a un qui souhaite signer pour décharger sa copie, c'est unanimement que les prisonniers politiques lui diront qu'il nya pas de traitre parmi eux et le militaire entrera dans une colère inestimable et s'en suivra des échanges houleux qui ont failli se terminer en coups de poings car le militaire ne se privera pas de rappeler aux prisonniers politiques qu'ils encourent la peine de mort.

C'est sur ce vif échange que les prisonniers politiques prendront congés du militaire pour regagner leur quartier.