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Opinions of Wednesday, 3 April 2019

Columnist: Boris Bertolt

Affaire MIDA: à qui profite ce crime financier dans le sérail?

Rappelons que c'est en Avril 2018 que les administrateurs de l'institution MIDA ont été embastillés par les autorités camerounaises qui, pourtant ont participé à crédibiliser cette affaire qui ne cesse de faire couler beaucoup d'encre et de salives.

Ces administrateurs actuellement logés à la prison de Kondengui accompagnés de 17 souscripteurs interpellés au jardin public CHARLES ATANGANA de Yaoundé, alors qu'ils prenaient un passe temps après annulation par les organisateurs d'une déclaration de manifestation donc l'autorité en charge n'avait pas prononcé son annulation. (Nous y reviendrons)

Pour directement répondre à notre question, nous nous souvenons que le Prof. Messanga Nyamding répondant à l'invitation d'une radio de la ville de Yaoundé avait invité l'État à ouvrir un dialogue avec ces administrateurs qui jusqu'aujourd'hui ne demande que leur liberté pour résoudre cette crise qui ne fait que faire des morts.

Se référent à la crise anglophone, on a l'impression que le dialogue n'est pas au rendez-vous dans notre pays.

Cette situation nous oblige à penser que l'État ne se soucis aucunement pas de la souffrance des souscripteurs MIDA, dans la mesure où ceux-ci au quotidien vivent le calvaire et réclament le remboursement de l'argent perquisitionné à la Base MIDA à AHALA.

qui profite le crime ?
Pourquoi l'État reste insensible aux cris de cette partie de la population qui compte déjà les morts dans leurs rangs ?

Certains à cause de la pression des créanciers sont aujourd'hui devenus des fugitifs.

Une fois de plus, nous invitons le gouvernement camerounais à faire preuve d'humanisme pour sa population pour qui le devoir exige la protection et l'amélioration des conditions de vie de ses citoyens.

Parlant de la résolution de cette crise, on a l'impression que les administrateurs MIDA semblent mieux engagés dans la mesure où, on se rappelle qu'ils avaient demandé aux autorités 03 (trois) jours pour rembourser les souscripteurs selon les contrats qui les lient.

On se rappelle encore qu'ils ont déposé à la justice une demande de libération sous caution et avec l'encadrement de la machine étatique pour résoudre cette crise. Chose qu'a rejeté le juge d'instruction en charge du dossier.