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Opinions of Saturday, 20 July 2019

Columnist: Bertrand Teyou

Prise de pouvoir citoyenne au Cameroun

Avant de nous engluer dans des querelles qui ne servent aucun avenir, querelles Bamiléké contre Béti ou Francophone contre Anglophone et autres, le gwangalli dans toute sa splendeur (gwangalli terme latin qui étymologiquement signifie « l’idiot nègre du Blanc »), rappelons-nous que nos ancêtres grecs, qui ont fondé Rio Dos Camaroes soit le Cameroun, ont tout mis à disposition en matière de progrès. Au lieu de nous déchirer à longueur de journée, nous ferions mieux d’appliquer ce progrès pleinement contenu dans les monogrammes de nos langues bantou, cela afin de stopper la misère stupide qui accable notre pays.

Si je débute en disant que nos querelles n’ont aucun avenir – il est très important de dire pourquoi –, c’est parce que les bantou sont constitués en infinis compléments, ce qui techniquement revient à dire que se séparer d’une communauté revient à faire avancer un corps en s’étant séparé de la tête. Ce n’est pas un hasard si on désigne « être humain » par mot en béti, par mete en ghomhala, par moto en douala, par mut en bassa ou par mtu en swahili ; cela en s’appuyant sur le monogramme mt, monogramme qui est l’élément le plus solide qui puisse unir un peuple.

De grâce, prenons conscience de cet atout et arrêtons l’érèbe nègre, mettons en œuvre le patrimoine de nos ancêtres qui a fait ses preuves de l’empire punique à l’empire du Portugal en passant par l’empire byzantin tel que je le démontre dans l’ouvrage « le peuple noir et l’ani-mâle blanc ». C’est en cela que j’interpelle mes concitoyens, pour que chacune et chacun, selon ses capacités, s’implique pleinement dans la gestion du pays. J’invite tout particulièrement mes camarades de la diaspora, Junior Zogo et autres, à revenir au pays pour qu’ensemble nous reprenions le contrôle de notre destin. Je les rassure en affirmant qu’il est parfaitement possible à un exilé politique de retourner au Cameroun sans être inquiété, j’en suis la preuve vivante.

Pour montrer l’exemple de l’implication dans la gestion du pays, je m’installe, dès le lundi 5 août 2019, au sein de la présidence du Cameroun maison du peuple, pour contribuer, de façon pleine et entière, à la reprise en main de notre destin. Un objectif qui n’entrave nullement le pouvoir suprême de Paul Biya qui ne saurait empêcher le progrès du Cameroun. Une autorité citoyenne sans laquelle le pouvoir de Paul Biya ne peut qu’être néfaste contre lui-même et contre ses concitoyens.