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Opinions of Friday, 15 February 2019

Columnist: Jean-Marie Vianny Nde Ngoh

Comment Mebe Ngo'o a orchestré l'arrestation d'Atangana Mebara

Dans son ouvrage intitulé « Lettre d’ailleurs » publié en 2011 depuis la prison centrale de Yaoundé, l’ancien secrétaire général à la présidence du Cameroun, Jean Marie Atangana Mebara, prisonnier politique selon l’ONG française CL2P, raconte qu'au cours d'une audition devant les enquêteurs de la division des enquêtes économiques de la Direction de la police judiciaire à Yaoundé, le chef de cette division, le commissaire divisionnaire Ateba Onguena lui a confié que à quelques semaines du mois d’août 2008, le Délégué général à la sureté nationale (patron de la police) de l’époque, Edgard Alain Mebe Ngo’o, lui a donné l’ordre de placer Atangana Mebara en garde-à-vue pour malversations financières en ces termes : « Indices suffisants ou pas, l’instruction est que ce Monsieur doit être placé en garde à vue, et vous devez vous exécuter !»

Le pauvre commissaire de police fut obligé de s’exécuter le 1er août 2008, jour où il signifia à l’ancien proche collaborateur de Paul Biya, sa garde-à-vue, sans préciser à M.Mebara, les éléments de sa suspicion comme le prescrit la loi. Quand on se souvient de l’affaire Bapès Bapès, du nom de l’ancien ministre des Enseignements secondaires (décédé) qui fut placé en détention provisoire à la prison centrale de Yaoundé pour détournements de fonds public puis relâché le lendemain sur ordres de Paul Biya, il est difficile de ne pas voir en l’arrestation de Jean Marie Atangana Mebara, une instruction du chef de l’Etat transmise par Mebe Ngo'o.

Et avec tout ceci, des personnes d’une détestable mauvaise foi osent dire qu’il n y a pas de détenus politiques au Cameroun. De qui se moque t-on ?