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Opinions of Tuesday, 2 April 2019

Columnist: Ndzana Seme

Crise sociopolitique: voici comment faire plier Paul Biya


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Ils pilotaient l'opération Épervier à trois - Paul Biya., Foumane Akame et Laurent Esso -, mais depuis la mort de Foumane, c'est Biya lui-même, le chef suprême de la magistrature qui gère l'Épervier et les emprisonnements politiques.

Quand Paul Biya met son «rouleau compresseur» (terme d'Akame Mfoumou) sur une personne qui lui tient tête, en l'écrouant en prison, seule la mort, l'évasion ou la «magnanimité présidentielle» l'en sortira.

Marafa Hamidou Yaya s'y était exercé par une série de lettres contre Biya, et depuis 7 ans qu'il est en prison pour une sentence de 25 ans ferme, sa secrétaire et bras droit Christiane Soppo Nbango fut assassiné le 26 janvier 2014, et son épouse Jeannette, qui se battait corps et âme pour sa libération, est mystérieusement morte le 25 Août 2017.

Paul Biya est un monstre froid, prêt à exterminer entièrement le peuple au besoin pour s'éterniser au pouvoir.

J'étais deux fois en prison, et je partageais une chambre du «quartier 3» de Kondengui avec feu Nkolo Fanga Jean Bernard, écroué depuis 1988 pour détournements des fonds publics à Amacam et aux PTT, qui ne cessait de me conseiller de cesser d'écrire contre le régime et de demander pardon à «mon frère» Paul Biya, le même conseil que me donna un magistrat du TPI me demandant de passer par feu René Owona l'«intime de Biya», et je refusai. Nkolo Fanga mourut en prison sans recevoir la magnanimité présidentielle qu'il attendait.

Moi, je fus relâché à chaque fois après trois mois d'incarcération en 1994 et 1995 par des juges courageux, dans deux procès contre Paul Biya se plaignant d'«outrage au chef d'État et incitation à la révolte», grâce à un conflit interne entre l'ancien ministre de la justice Douala Moutome et les magistrats; ce qui me permit de fuir du pays après ma condamnation ferme par les juges d'appel nommés par Moutome. Grâce à la main de Dieu?

Pourtant, malgré la mort de plusieurs d'entre eux en prison, certains anciens dirigeants et responsables du régime en prison continuent de se nourrir de l'espoir de bénéficier un jour de la magnanimité présidentielle, en continuant incompréhensiblement d'adresser, année après année, des demandes de clémence à Paul Biya, sans aucune suite.

Malgré le tollé du monde entier, en plus de ses ordres de continuer de terroriser les anglophones quotidiennement, Paul Biya maintient des milliers d'anglophones et leurs leaders en prison depuis début 2017, en leur faisant progressivement infliger chacun la peine capitale ou des dizaines d'années d'emprisonnement par les tribunaux militaires à sa solde.

Paul Biya réserve le même sort à Maurice Kamto et aux autres leaders et centaines de ses sympathisants, qu'il a fait incarcérer afin de les noyer dans l'oubli, et éventuellement les faire mourir en prison par le rouleau compresseur des lenteurs judiciaires, de lourdes peines et de l'ajout continuel d'autres chefs d'accusations.

Les manifestations publiques à l'étranger et les pressions internationales ne lui disent absolument rien.

Tout ce qui fera plier Paul Biya, c'est la désobéissance civile générale au Cameroun francophone, accompagnée de manifestations de rue et, au besoin, d'une résistance armée qui s'ajoutera à celle des anglophones.

Car, c'est le Peuple qui est souverain et il peut utiliser tous les moyens possibles pour se débarrasser du mauvais régime, même si ce dernier est soutenu par les puissances mondiales.

Le CCT œuvre pour apprêter le Peuple camerounais à se défendre et à reprendre sa souveraineté des mains de l'usurpateur Paul Biya et de son entourage de voyous et de terroristes.

Le CCT travaille intensément avec les patriotes du terrain, avec le soutien de notre Diaspora.

LA LUTTE, populaire ou armée, est le seul moyen qui reste pour faire partir le régime Biya et libérer nos leaders, activistes et combattants des geôles infectes de Biya.

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