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Opinions of Friday, 19 October 2018

Columnist: ERIC VARENI

Comment Paul Biya torture les jeunes engagés en politique


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C’est une véritable mascarade, ce qui vient de se dérouler au Cameroun. Une élection présidentielle truffée d’irrégularités. Un hold-up électoral pour confirmer le pouvoir à vie du président Paul Biya. La supériorité d’autorité et d’influence, du RDPC. Le rejet en cascade des recours introduits à la cour constitutionnelle pour relever et déplorer les nombreuses irrégularités qui ont émaillées l’élection présidentielle du 07 octobre au Cameroun par le MRC et le Sdf est une preuve par quatre que le régime de Yaoundé n’est pas prêt à céder le pouvoir quel que soit les résultats des urnes. Et pour y parvenir, des menaces, des intimidations des interpellations, des votes multiples, et bien d’autre pratique anti démocratique. C’est le cas avec le trésorier adjoint du MRC, le parti politique du candidat président Maurice Kanto, Okala Ebode. Lui qui a été libéré le lundi 15 octobre 2018 depuis son interpellation et sa garde à vue à la police judiciaire de Yaoundé, le 07 octobre jour du scrutin. Une libération sous caution, il faut le souligner, après des pressions diverses. Ce citoyen, qui voulait juste dénoncer la fraude électorale, ayant constaté au moment d’accomplir son vote que quelqu’un l’avait déjà fait à sa place, a été brutalement réprimé.

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Ils sont nombreux des jeunes militants des partis politiques de l’opposition comme lui qui ont été blâmés, arrêtés, incarcérés puis libérés pour certains, avant cette consultation électorale. C’est d’ailleurs cette débandade de la jeunesse, engagée en politique dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest qui aurait contribué à l’échec du Social Democratic Front, Sdf. Le tout premier parti historique de l’opposition Camerounaise. Ces jeunes dynamiques et très actifs qui voulaient à tous prix un changement au sommet de l’Etat et sont aujourd’hui portés disparus. Chassés par les caciques du régime Biya. Ces vieillards et anciens ministres qui ne veulent sous aucun prétexte, lâcher le pouvoir. Ils sont très nombreux les jeunes Camerounais qui ont cru qu’en faisant de la politique, en adhérant à une formation politique de l’opposition ou à un mouvement révolutionnaire, ils pouvaient provoquer un changement de régime au Cameroun. C’était faire erreur. Car le président Biya et ses hommes tiennent ferme le gouvernail.

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C’est ainsi que dans le cadre de la crise anglophone de nombreux Camerounais qui voulaient l'indépendance des régions du nord-ouest et du sud-ouest ont été arrêtés et certains écroués. Puis libérés par décret du président Biya le 31 août. Parmi la cinquantaine de détenus libérés Félix Agbor Nkongho, Fontem Neba .Depuis lors, les proches des autres jeunes n’ont plus de leurs nouvelles. Fichés assurément ! Des jeunes qui ne seront plus les bienvenus au Cameroun. Parmi les fuyards, le leader de l'association des jeunes solidaires pour un avenir meilleur Sitchom Yannick Stéphane. Le coordinateur de la nouvelle dynamique des jeunes pour le changement dans le Nord-ouest et du Sud-ouest Achu Ndifor qui serait en fuite vers le Nigeria. Depuis le 21 mai 2017 de nombreux jeunes sont introuvables. Il y en a qui sont morts. Les uns et les autres se demandent où sont passés Kouam Jean Pierre le vice-président du mouvement des jeunes pour la partition effective du Cameroun, Tonga Rodrigue et Nimpa Giresse le leader d’un autre groupe dont le sigle reste inconnu.

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