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Opinions of Saturday, 9 February 2019

Columnist: Boris Bertolt

GSO: un influent média américain demande la libération de Kamto

L’article de première page du 6 février intitulé «Ligne de fracture linguistique mortelle au Cameroun» a bien documenté la brutalité des attaques du gouvernement du président Paul Biya contre la communauté anglophone du Cameroun et a rapporté l’arrestation de l’avocat en droits de l’homme Felix Agbor Nkongho. L'article a toutefois omis de mentionner l'arrestation à Douala, le 28 janvier, par le gouvernement Biya de l'ancien candidat à la présidence, Maurice Kamto, chef du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, et plusieurs de ses partisans.

Professeur respecté de droit international, ancien doyen de la faculté de sciences juridiques et politiques de l'Université de Yaoundé II et ancien président et rapporteur spécial de la Commission du droit international des Nations Unies, M. Kamto est inculpé d'infractions telles que la trahison, l'incitation à la violence et la perturbation de la paix publique, ce qui pourrait entraîner la peine de mort. Lui et ses autres partisans emprisonnés auraient entamé une grève de la faim.

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L'arrestation de M. Kamto a conduit à des appels à sa libération immédiate et au souci de son bien-être par le secrétaire général de l'ONU, la Commission du droit international, Amnesty International, l'Institut de droit international, le curatorium de l'Académie de droit international de La Haye, le M. Kamto et de nombreux autres groupes internationaux de défense des droits de l'homme. Les États-Unis, par l’intermédiaire de leur ambassadeur à Yaoundé, devraient indiquer clairement qu’ils appuient fermement la libération immédiate de M. Kamto et que son maintien en détention conduira rapidement à une réévaluation complète de l’assistance militaire et autre du gouvernement camerounais aux États-Unis.