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Opinions of Wednesday, 6 September 2017

Columnist: Boris Bertolt

Gestion de la CNPS: Pour Mekulu, Paul Biya est son modèle

La plupart des membres du Conseil d’Administration actuel de la CNPS avaient été nommés par un fax du Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale occasionnellement pour une seule session du Conseil en 2003.

A ce jour,ces membres continuent à y siéger indûment. Leur position illégale les dépouille de toute souveraineté face au Directeur Général qui de fait, est devenu PDG. La menace de les remplacer à tout moment fragilise leur prise de position, il s’appuie sur un socle mou. La licence dont bénéficie le Directeur Général de la CNPS est à l’origine des dérapages, des violations des droits du personnel et des dysfonctionnements de l’institution.

Le Président du Conseil d’Administration âgé de plus de 80 ans et résidant à Kousseri,apparaît à la CNPS au plus deux fois l’an et se montre bien fatigué, toutes nos démarches auprès dudit conseil restent sans résultat (Rappellons que Ousmane Mey est décédé aujourd'hui).

C’est d’ailleurs pourquoi ces derniers temps, tous les problèmes du personnel sont traités par le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale.
Nous constatons pour le déplorer que l’extrême faiblesse du conseil d’administration permet au Directeur Général de bénéficier d’une mobilité sans limite. N’ayant de compte à rendre à personne, il est régulièrement absent, la plupart du temps en déplacement aux frais de la CNPS au Cameroun et à l’étranger. Il travaille 10 jours sur 30.

C’est ainsi que la plupart de ses décisions entre autres celles concernant le personnel sont approximatives, certaines annulées après leurs publications. Nourrissant une haine viscérale contre son adjoint, il préfère toujours confier la gestion de la CNPS à ses proches lors de ses multiples abandons de poste.

L’absence de médiatisation des travaux du conseil d’administration à travers les médias à portée nationale (Cameroun Tribune, CRTV,…) est exploitée par le Directeur Général pour manipuler les résolutions dudit conseil. Ainsi par exemple, les travailleurs camerounais n’ont jamais été informés que malgré l’opposition des administrateurs, leurs contributions ont été détournées à hauteur de 16 milliards grâce aux artifices utilisés par le Directeur Général pour la réfection de l’immeuble de la mort.

Le comité de direction auquel assistaient toujours les Délégués du personnel, chargé des préparatifs des sessions du Conseil d’Administration n’existe plus.
Pour les représentants des Délégués au Conseil, il n’est plus tenu compte du choix de ceux-ci par leurspairs conformément aux dispositions de l’arrêté 019.