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Opinions of Sunday, 14 April 2019

Columnist: Paul Chouta

Kamtogate : les dessous de l’arrestation de Paul Eric Kingué

Le 26 janvier 2019, Paul Éric Kingue, à qui, rendaient visite, ses camarades du parti politique, le Mouvement Patriotique pour un Cameroun Nouveau (MPCN) propose à ces derniers de partager avec lui, un petit déjeuner au restaurant Tchop et Yamo au quartier Tsinga à Yaoundé.

Ensemble, dans le véhicule de Paul Éric Kingue, ceux-ci se rendent au restaurant sus indiqué. Y étant, ils rencontrent M. Engelbert Lebon Ndatchoua, cadre du Mrc, parti politique allié à celui de Paul Éric Kingue, notamment, le Mpcn. Tous les quatre déjeunent jusqu'à 10h.

Ensemble, tous cheminent après le petit déjeuné vers Bastos, où Engelbert Lebon Ndatchoua continu jusqu'au restaurant le Queens à vallée Nlongkak, où l'attendait un ami.

Paul Éric Kingue quant à lui, s'arrête à Dovv Bastos pour attendre Paul Chouta, web journaliste bien connu dans les milieux cybernétique au Cameroun.
Pendant que Paul Éric Kingue attend ce dernier, à bord de son véhicule, il est rattrapé par une escouade d'hommes en tenues, soit environ 18 policiers de l'Équipe Spéciale Intervention Rapide (ESIR) et du Groupement Mobile d'intervention (GMI).

Paul Éric Kingue est brutalement extrait de son véhicule par un commissaire de police principal qu'il dit connaître. Dès ce moment précis, aucune raison relative à cette interpellation violente ne lui est indiquée, encore moins un mandat judiciaire (amené ou d'arrêt), alors que la loi stipule clairement qu'aucun citoyen ne doit être arrêté et détenu sans droits, ni titre, sauf en cas de flagrant délit ou crime.

Précisons qu'à Dovv Bastos, au lieu de l'arrestation de Paul Éric Kingue, il n'y avait ni attroupement, ni réunion, encore moins une manifestation. Par conséquent, aucun trouble à l'ordre public. Le super marché Dovv fonctionnait normalement ce matin-là. En principe, on n'aurait donc pas dû interpeller Paul Éric Kingue, à mille lieux (poste centrale de Yaoundé) des manifestations interdites par le régime qui faisaient l'objet du filet d'interpellations des manifestants.

Moyennant le contexte et le mouvement d'humeur populaire, Paul Éric Kingue n'était ni de prêt ni de loin impliqué aux événements réprimés par les autorités policières et par conséquent ne devrait pas être accusé de participer à cette manifestation jugée illégale.
Même si par extraordinaire, il y avait eu manifestations au quartier Bastos, Paul Éric Kingue, n'aurait pas participé à une manifestation quelconque assis dans sa voiture, où il a été arrêté.

Pourtant, contre toute attente, au déni de tous ces faits indéniables, il est embarqué à la Délégation Générale de la Police judiciaire du Centre (face boulangerie Élysée), avec ses deux camarades du parti, où il est entendu sur procès verbal pour des faits mineurs notamment, manifestations illégales, troubles à l'ordre public, réunions illégales, diffamation contre la première dame du Cameroun. Toutes, des accusations farfelues, incongrues et cousues de fil blanc, car, comment peut-on participer soit à une manifestation ou une réunion sans y être physique présent au lieu de ces événements ? Cela n'est pas possible !

Soulignons qu'après s'être interpellé Paul Éric Kingue a été entendu et immédiatement écroué, contrairement à ses camarades du parti ayant fait l'objet de la même interprétation, qui n'ont fait, ni l'objet d'une audition quelconque, ni l'incarcération, mais ont été simplement libéré. Ce qui prouve clairement que, la cible était l'ancien Maire de Njombé-Penja.

Il est important de préciser que Paul Éric Kingue a été le Directeur de Campagne de Maurice Kamto, c'est ce statut qui est certainement le crime déguisé pour lequel il est illégalement détenu depuis le 26/01/2019.
De même que Paul Éric Kingue, Engelbert Lebon Ndatchoua, est aussi arrêté et conduit dans un commissariat de la ville, manifestement pour les mêmes fallacieuses accusations que Paul Éric Kingue.

Similitudes et incongruités

Paul Éric Kingue et deux de ses camarades sont interpellés ensemble, Engelbert Lebon Ndatchoua, quelques minutes plu tard. Le même jours, les camarades du parti de Paul Éric Kingue sont libérés, tandis-que, lui il est auditionné et transféré successivement au GSO et la Prison Principale de Kondengui, puis traduit au Tribunal Militaire, où il coure la peine capitale. Contrairement à Engelbert Lebon Ndatchoua arrêté pour les mêmes faits, le même jour, qui contrairement à Paul Éric Kingue, est transféré à la Prison Centrale de Kondengui, puis traduit au Tribunal Correctionnel, où il courait une peine maximale de six (6) mois d'emprisonnement. Voilà donc la preuve flagrante d'une justice à deux vitesses, la manifestation d'une justice à géométrie variable.

Comment comprendre que, quatre individus sont arrêtés pour les mêmes faits, deux sont aussitôt libérés, l'un est traduit au Tribunal Correctionnel, puis libéré de prison pour faits non établis, pendant que l'autre est traduit au Tribunal Militaire alors que ce dernier est civil et n'a fait usage d'aucun matériel militaire, et coure une peine de mort ? Plus grave encore, les accusations portées sur le PV d'auditions de Paul Éric Kingue depuis la police judiciaire ont changé au fil du temps. Des supputations, et rien que de supputations mal fondées. Au Cameroun, la liberté d'expression est un droit reconnu au citoyen, par conséquent, tout le monde a le droit de dénoncer ce qui est injuste devant la loi.

Rappelons que quelques jours seulement avant ce fameux 26/01/2019, Paul Éric Kingue accordait une interview en ligne sur la page du web journaliste Paul Chouta, de cette interview, il ressort les propos ci-dessous :

_<>_ .

A la question de savoir, " _allez-vous prendre part à la marche du 26/01/2019 malgré votre déception ?_ " je répondais ce qui suit << _Non ! Je ne peux pas y prendre part, parce que, mon avis, alors que je suis le premier allié du Professeur Maurice Kamto, n'a pas été pris en compte. C'est aussi l'avis des 36 autres. Comment continuer à suivre un plan inadapté et pour lequel je n'ai pas souscrit ? C'est le candidat, c'est lui qui a tranché. Quant à moi, j'ai décidé de prendre ma petite place, c'est-à-dire m'occuper de mes affaires_ >>.

Une vidéo défavorable au régime accusateur

A la lecture des passages de cette interview accordée à Paul CHOUTA, le pouvoir en place, à travers sa justice qu’il instrumentalise à souhait, ne peut dans aucune circonstance, en tirer profit pour culpabiliser MAURICE KAMTO et/ou PAUL ERIC KINGUE, et voici pourquoi :

Le cas Maurice Kamto :

Paul Éric Kingue accuse bel et bien Maurice Kamto d’avoir refusé d’appliquer une résolution prise par 37 personnes et qui consistait à créer un gouvernement et nommer les ambassadeurs etc…
Et pour preuve, Maurice Kamto ne l’a jamais fait, démontrant ainsi qu’il est resté cohérent dans sa vision de paix.
Comment peut-on donc sur la base d’une telle vidéo accuser le Professeur Kamto alors que PEK le désavoue plutôt ?

Le cas Paul Eric Kingue :

Celui-ci, Directeur de Campagne de Mr Kamto, dont le contrat était terminé en Octobre 2018, désavoueavec les 36 autres, décide de prendre ses distances vis-à-vis de toutes autres démarches qui appelaient à observer le plan de résistance lancé par le MRC et dont l’une des articulations était « la marche blanche » du 26 Janvier 2019.
La distance qu’il avait prise était tant et si bien plausible qu’à la marche de Nlogkack, il était absent.
Jamais il n’a plus revu Maurice Kamto parce que occupé par ses affaires (sauf dans la cellule où ilsséjournent ensemble).

C’est ce qui explique aussi son absence à la marche blanche du 26 Janvier parce que comme le révèle la vidéo, il se sentait désavouer et donc avait le sentiment d’être indésiré dans la coalition, qui lui tenait
pourtant à cœur en tant qu’acteur de la première heure. Il faut rappeler que Paul Eric Kingue (MPCN) était le premier leader politique à avoir signé une convention de coalition avec Maurice Kamto en vue de la Présidentielle 2018.

Une interview sans ambiguïté

Cette vidéo que les agitateurs du pouvoir ont voulu exploiter ne peut en aucun cas leur profiter car ne pouvant servir de base de poursuite contre un homme qui s’est opposé aux propositions susceptibles de créer un bras de fer incontrôlé, encore moins contre un homme qui, se sentant désavoué comme
les 36 autres, a décidé de tourner le dos au plan de résistance nationale pour se consacrer à ses activités extra-politiques traditionnelles.
Et pour preuve, après la dite interview, Paul Éric Kingue n’a été ni convoqué, ni été entendu nulle part par la Police ou la Gendarmerie, jusqu’au jour de son arrestation.

Enfin, la vraie raison de son arrestation

Les chefs d’accusation portant sur les manifestations publiques, réunions, hostilité à la patrie etc… ne sont qu’un véritable cache-sexe mal cousu que le pouvoir a inventé pour régler les comptes à Paul Éric Kingue.

En effet, son premier crime c’est d’avoir été le Directeur de Campagne de Mr Maurice Kamto, mais surtout un Directeur de Campagne intransigeant, rigoureux, sans compromis avec le Régime Biya, tout au long de la période de campagne jusqu’à la proclamation des résultats par la Cour Constitutionnelle.

Chacune de ses sorties médiatiques faisait trembler le régime au point de faire réagir le 05 Octobre 2018, Sieurs ATANGA NJI, Ministre de l’Administration Territoriale et ISSA TCHIROMA BAKARI, porte-parole du Gouvernement, qui de concert, une heure seulement après la conférence de presse de Paul Éric Kingue, organisaient à leur tour, une conférence de presse conjointe au cours de laquelle, menaces et intimidations étaient proférées à profusion devant la presse internationale médusée.Paul Éric Kingue était alors fixé dans l’œil du cyclone.

La goutte d’eau qui fait déborder le vase

Avant Décembre 2018, Paul Éric Kingue et ses avocats font servir à Monsieur Paul BIYA une mise en demeure (par voie diplomatique) à travers les Ambassades du Cameroun à Paris et la Représentation du Cameroun aux Nations Unies.
Les décharges prouvant que Biya a bel et bien reçu la mise en demeure sont en la possession de Paul Éric Kingue. Dans la dite mise ne demeure, Paul Biya est sommé d’avoir à payer la somme de 6 (six) milliards de francs CFA dû à Paul Éric Kingue du fait de sa longue détention arbitraire de 8 ans décidée
par le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU, le Cameroun ayant librement ratifié de l’acte international sur les droits civils et politiques.

Depuis le début de cette offensive, PEK n’a plus eu le sommeil à cause des menaces de mort quotidiennes et celles venant de M. Mbarga NGUELE (DGSN) qui lui demandaient de renoncer àrevendiquer cet argent s’il veut être libre et vivant.

Dans une interview accordée à STV 48 heures seulement avant son arrestation, PEK réaffirme sa détermination à se faire payer cette réparation due au fait qu’on lui a arraché 8 (huit) ans de sa liberté pour rien. Préjudices graves parmi lesquels, la perte de son fils et la destruction complète de son noyau
familial (divorce etc…).

Dans la même interview, il disait avoir demandé à ses avocats de mettre tout en œuvre pour la saisie de l’avion du Président de la République, Monsieur Paul Biya, si celui-ci venait à se déplacer après le 28 Février 2019, date limite de la mise en demeure.

Exaspérés par ces propos, les sieurs Mbarga Nguele et Atanga Nji (qui juraient déjà partout « avoir la tête » de Paul Éric Kingue) décident de mêler l’ancien Directeur de Campagne de Mr Maurice Kamto aux ‘‘marches blanches’’du 26 Janvier2019 auxquelles il n’a pourtant pas pris part, comme plusieurs cadres du MRC.
Stoïque et mentalement fort, PEK séjourne à la Prison Principale de Yaoundé et se dit déterminé àréclamer le paiement de sa réparation, mais aussi et surtout de continuer à œuvrer en alliance avec Mr Maurice Kamto pour l’avènement d’un Cameroun nouveau, comme l’indique la dénomination de son parti Mouvement Patriotique pour un Cameroun Nouveau (MPCN).

Quant aux supputations, il demande aux Camerounais une fois pour toutes, de retenir qu’une tonne de celles-ci ne constituera jamais une preuve contre Mr Kamto et lui, la vidéo querellée étant suffisamment claire pour démontrer que ni l’un ni l’autre n’a agi dans le sens des violences survenues dans les Représentations Diplomatiques Camerounaises.

Mr Kamto ayant refusé de suivre les propositions des 37, Paul Éric Kingue et les 36 désavoués, décident de ne pas se mêler au plan de résistance dont l’une des articulations étaient les ‘‘marches blanches’’
du 26 Janvier 2019.

Avis à ceux qui mentalement instables continuent à penser que les vidéos de Paul Éric Kingue peuvent servir de preuve contre les Sieurs Maurice Kamto et Paul Eric Kingue
La sagesse distillée dans cette vidéo rend impossible, toute tentative par le régime de l’exploiter en sa faveur.