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Opinions of Monday, 2 December 2019

Columnist: camer.be

Le MRC pris dejà dans ses propres pièges

Sous la conduite d’un despote en manque d'imagination politique, cette meute d'imposture a fini par se dévoiler. Une année de masturbation et d’illusion, une année de destruction des ambitions, mais aussi une année d'enfumage d'une jeunesse en perte de repères. Nous avons à maintes reprises annoncé l'implosion de ce groupe qui n'a rien d'un parti politique, nous avons aussi sensibilisé les Camerounais, qui ont dans leur grande majorité intégré la psychanalyse, mais une importante tranche est restée embrigadée dans les rêves, célébrant toutes sortes de bévues, qu'ils confondent en stratégie.

Kamto brave les interdictions : « on dit c'est un stratège ». L'excroissance du mouvement saccage les ambassades : « on dit que c'est la stratégie ». Kamto entraîne ses partisans en prison : « c'est un stratège ». Il brise son propre serment de non trahison en abandonnant ses acolytes en prison, ils chantent « le stratège ». « Il est sorti de La'akam ». Il rassemble ses partisans et déclare « la politique de la chaise vide n'a jamais payé ...Nous irons aux élections… » Oh le stratège.

Trois semaines plus, le même Kamto face à ses mêmes partisans « Nous n'irons pas aux élections, restez chez vous ce jour ». On crie au « stratège ». La versatilité de l'homme est débordante. Trop c'est trop, le peuple camerounais a fait quoi au bon Dieu s'exclamait un des militant du MRC pris de colère, Kamto vient de briser le rêve d'un bon nombre des jeunes qui ont payé le prix de la naïveté par ce séjour inattendu dans les prisons. Kamto s'est trompé sur le compte du peuple Bamiléké qui l'a aussitôt rejeté après avoir découvert sa supercherie, il s'est à nouveau trompé sur le compte de la communauté internationale qui a vite décelé les dérapages juridiques inconcevables de la part d'un juriste de haut vol, il s'est encore et encore trompé sur le compte d'une jeunesse moins aguerrie dans l'entreprise insurrectionnelle.



Le professeur Maurice Kamto en sortant de prison affichait un sourire narguant comme pour dire à ses pairs que la responsabilité juridique est individuelle, il n'avait pas compris que le chef de l'Etat le mettait face à sa propre imposture, les élections étaient annoncées, il fallait bien démontrer à la planète entière son incapacité à couvrir le quart d'un pays dont la victoire d'une élection est revendiquée. Le portail des camerounais de Belgique (Camer.be). Hélas le stratège n'a rien compris. Dans cette stratégie qui consistait à imaginer une victoire et se faire accompagner par les naïfs, il avait oublié qu'une élection locale viendrait aussitôt démasquer les imposteurs de son genre.

A quelques heures de la fermeture du dépôt des dossiers, Kamto et son MRC n'ont pas pu monter 40 listes des municipales sur 360 qui couvrent le territoire camerounais, incapable de faire 20 listes aux législatives sur 180. Le néo-politicien a gardé espoir jusqu'à la dernière journée avant de se rendre compte que tous ces élèves qui l'escortaient pendant son séjour à Bafoussam n'étaient rien d'autres que des curieux en mal de découverte. Dans une énième stratégie, le Professeur a ouvert les investitures à tout le monde, peu importe vos capacités morales et intellectuelle, et du coup ceux qui écument les réseaux sociaux se sont avérés être pour la plupart les repris de justice avec bel et bien les casiers judiciaires chargés. Kamto dans d'autres stratégies a misé sur les mécontents du RDPC dont ils se chiffrent par milliers après toute investiture, mal lui en a pris, rendu à la dernière journée, il a vu tous ses plans volés en éclat.

Ses partisans continuent à croire au miracle, d'autres lisent dans la boule de cristal, et font de lui le prophète qui annoncerait un lendemain chaotique au Cameroun. « Il en est rien ». Kamto n'a pas eu suffisamment des candidats et a compris qu'il était pris par le piège de l'expérience. Comment expliquer à la communauté internationale qu'un président « hélu » ne soit pas capable de postuler dans le quart de communes dans son pays ? Comment expliquer à ses soutiens qu'il n'ait pas pu monter des listes qui répondent aux exigences du code électoral ?

Comment contourner ces pièces ? Même ce qui lui faisait miroiter leur adhésion dans l'ombre l'ont trahi, et exposé à la place publique ce parti « village » qui mourra de sa propre mort. Le tribunal de l'histoire se fera sans pitié. Les masques commencent à tomber. Le 9 février 2020, les Camerounais se rendront massivement aux urnes y compris ceux-là qui restent otages des escamoteurs de dernière génération. Il y a un temps pour nuire. Il y a un temps pour payer. Le verdict sera sévère.