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Opinions of Monday, 11 February 2019

Columnist: Darling Nguevo

Les femmes anti MRC sont tombées dans leur propre piège

Militants MRC Kamto L'on assiste au meurtre, au viol systématique et non-respect de la dignité humaine.

Face à l’affaire Monique Koumatekel, nous avons assisté à une indignation totale de tous les camps. Mais avec la montée en puissance du MRC et l’avènement de la crise anglophone, de nombreuses femmes publiques ou aspirant aux fonctions électives ont joué à la roulette russe.

Depuis le début de la crise anglophone, l’on assiste au meurtre, au viol systématique et non-respect de la dignité humaine. Les femmes et maman en sont particulièrement victimes mais aucune femme n’en parle. Suite à l’arrestation de Me Michèle Ndoki le 27 octobre dernier, seules 3 femmes à ma connaissance ont réagi: Edith Kah Wallah, Maximilienne Ngo Mbe et Alice Sadio. Toutes les autres femmes, membres des partis politiques et de la société civile que nous lisons tous les jours sur les réseaux sociaux ont choisi de se TAIRE. Après tout Ndoki est une adversaire et sa mise à l’écart serait même une bonne nouvelle.

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Le 26 janvier, nous découvrons avec horreur que la police tire à bout portant sur des gens qui ne marchaient même pas. Le cas Nguimetsop Adèle à la jambe mais surtout Michèle Ndoki venue rendre visite à Célestin Djamen et qui était assise dans une gargote.

Elle a expliqué comment un policier est arrivé devant elle, lui a dit d’aller parler à Équinoxe, à engager une balle, a tiré sur elle, à engager une deuxième balle et a à nouveau fait feu. Le monde entier découvre les images de ses blessures et a vécu en direct l’administration des premiers soins.

Encore cette fois, seules les trois femmes citées plus ont dénoncé ces actes d’une violence inouïe envers la gente féminine.

Samedi dernier, une étudiante en 4è année de médecine à Buea a été arrêtée, battue, violée et emprisonnée par les forces de l’ordre pour avoir filmé une scène de torture des étudiants par les hommes en tenue Camerounais. Là encore, c’est l’omerta. Qu’une femme subisse un tel traitement et que ses semblables restent totalement silencieuse montre en fait qu’elles ne se battront jamais pour l’amélioration notable de leurs droits. Et puis même, il se fait tard pour dénoncer car on leur demandera pourquoi vous commencez maintenant ?

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Parmi les 226 personnes arrêtées et déportées sur Yaoundé, nous avons au moins 45 femmes. Je n’ai lu aucune femme, militante d’un parti politique ou active sur les réseaux sociaux dénoncé ! Ce sont les gens du MRC. Ils vont gérer !

Si vous saviez le bien que vous faites au MRC et à ces femmes injustement maltraitées !