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Opinions of Sunday, 9 February 2020

Columnist: Tgv de l'info

Maurice Kamto partage le même avis qu'un célèbre avocat sur la crise anglophone

Hier au cours d'un meeting à Toronto situé dans le Sud- Est du Canada, province de l'Ontario, le président Maurice Kamto répondant à une question pertinente sur la légitimité des revendications des secessionistes anglophones dont effectivement on parle peu, a répondu que ce problème est d'abord juridique et mérite des clarifications juridiques.

C'est la position que j'ai toujours soutenue depuis le début de la crise anglophone.

En effet, j'ai toujours demandé que la question anglophone fasse l'objet d'un avis de la Cour Internationale de Justice ( CIJ).

Le Cameroun doit saisir l'Assemblée generale ou le Conseil de Sécurité de l'ONU afin que le dossier du Noso soit examiné au niveau de la Cour Internationale de Justice.

En effet, la majorité des anglophones croient qu'ils sont juridiquement fondés à avoir un État, au motif qu' avant la réunification, le Southern Cameroon était un État distinct du Cameroun oriental.

En fait, pour eux, il s'agit d'un mariage entre 02 États distincts.

C'est cette conception longtemps véhiculée par les juristes anglophones comme le Bâtonnier Gordon Dinka, Carlson Ayangwe, Paul Ayah Abine... qui a réussi à incrustrer une sorte de légitimité de revendications secessionistes dans les esprits des anglophones.

La position de la Cour Internationale de Justice aura donc l'avantage de mettre tout le monde d'accord, ou tout au moins la communauté mondiale, sur la vérité juridique de cette affaire.

La question qui devra être posée à la Cour sera de savoir, si oui ou non, le Southern Cameroon a été une entité etatique juridique differente de celle du Cameroun oriental francophone ?
Ou tout simplement si le Southern Cameroun peut juridiquement revendiquer son État en dehors de la République du Cameroun devenu indépendant en 1960 ?
autrement dit, si le Southern Cameroon a t-il jamais été un État autonome distinct du Cameroun oriental avant la réunification de 1961?

Il est temps d'arrêter avec cette confusion.

Le droit international doit parler.

SI la Cour considère que le Southern Cameroon était un État distinct du Cameroun oriental, alors, que le gouvernement ouvre des négociations directes avec les représentants des peuples du Noso pour entrevoir un véritable traité d'union ou pas en organisant un referendum qui pourra aboutir à leur indépendance.

SI par contre la Cour considère que le Southern Cameroon n'a jamais été un État distinct du Cameroon oriental, alors, il ne restera que la protection militaire de l'intégrité de notre territoire contre toutes veillités secessionistes illégitimes.

Il faut noter que la tournée canadienne de Maurice, au delà de son remarquable engouement populaire, a été très relevée sur des questions de fond notamment sur l'avenir et les problématiques de la coopération internationale, les enjeux de politique internationale, le panafricanisme, la coopération monétaire et la question du CFA, la question anglophone, et la nouvelle vision de la démocratie...