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Opinions of Wednesday, 19 July 2017

Columnist: Boris Bertolt

Népotisme, médiocrité et incompétence tuent la Faculté de Médecin de Yaoundé 1

La faculté de médecine de l'université de Yaoundé 1 ex CUSS, est la plus ancienne du pays. Par décret présidentiel en 2013 il a été lance un concours d'internat pour former des médecins spécialistes destinés à l'enseignement dans les hôpitaux universitaires et facultés de médecine, des enseignants compétents, formes aux normes internationales, capables d'encadrer des projets de recherche.

Dans ce décret les internes devaient vivre dans les hôpitaux, être nourris, loges, avec des allocations pour ne faire que de la recherche et être ainsi à l'abri des vices de nos hôpitaux. Il n'en est rien jusqu'à ce jour. Ils dépendent encore de la poche des parents.

Voilà 4 ans qu'ils sont formes sans programme d'enseignement, ils ne connaissent même pas la durée de leur formation et jouent les bouche trous dans les services des hôpitaux, font vivre ces hôpitaux et ne doivent rien demander.

Ils ne connaissent même pas la durée de leur formation ni quel diplôme ils auront à la fin, quatre ans à être les fantômes de hôpitaux, a 22 ans, 25ans. Ce n'est pas le plus grave. Les logements sont là mais servent à autre chose (vous comprenez, puisque vous êtes camerounais). SEUL UN HOPITAL OFFRE LE LOGEMENT, l'hôpital général de Douala, et seuls deux donnent des primes conséquentes aux apprenants. Certains donnent 20.000 francs par mois et exigent que les apprenants restent trois jours à l'hôpital sans restauration ni espace pour faire la recherche, prendre une douche, vivant comme de migrants sur la route de l'exil.

Le pire, Ce sont les affectations en douce des fils et filles de ceux qui tiennent les rennes, et leur initiation à l'enseignement avec l'ouverture de poste faits sur mesure pendant que d'autres étudiants attendent 5 a 10 ans avant d'être recrutes mais rien. Les deux filles du Doyen actuel sont l'exemple de la prise en otage de cette école Jadis prestigieuse.

Jumelles de la même promotion, après leur sortie sont entrées en spécialisation directement sans faire les deux ans requis par le MINFOPRA et le MINSANTE pour l'intégration évidemment elles ont eu leur mise en stage et leurs salaires pendant qu'on envoie les plus intelligents et les moins nantis dans l'arrière-pays sauver les Camerounais, sous prétexte qu'il faut des médecins partout. A leur sortie comme spécialistes, une est envoyée à l'hôpital général de Douala et l'autre au Centre de reproduction de Yaoundé,

Elles sont dans la direction des thèses de médecins et se préparent tranquillement à prendre la relevé, une à Douala et l'autre à Yaoundé, pour ne pas trop attirer l'attention. Le directeur de ce centre de reproduction humaine y a affecté son fils qui était loin d'être brillant mais qui a eu 90% à la soutenance grâce à papa qui a fait la thèse et qui a organisé les Jury.