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Opinions of Monday, 26 March 2018

Columnist: Boris Bertolt

Opération Epervier: Marie Claire Nnana dans le viseur du TCS

Selon nos informations, dans le cadre du renouvellement du personnel de l’Etat et l’opération Épervier, le président de la République, Paul Biya s’apprête à effectuer d’importants changements à la tête des entreprises d’Etat. Si certains à l’instar de David NKOTTO Émane de CAMTEL ont déjà des interdictions de sortie, d’autres comme Mekulu MVONDO de la CNPS multiplient les manœuvres, certains à l’instar de Marie Claire Nnana, Directeur général, patronne de la SOPECAM, société éditrice de Cameroon Tribune, dont la gestion a été épinglée par le Contrôle Supérieur de l’Etat et convoquée au TCS suscite de nombreuses attentes.

Ainsi, depuis la relance de l’opération Épervier les prières se multiplient à la SOPECAM. Nombreux sont ceux qui implorent Paul Biya de ne pas les oublier. Les revendications du personnel ayant été inaudibles pendant des années lorsque cette dernière bénéficiait de la couverture du tout puissant: Martin Belinga Eboutou. Toutes les frasques administratives et financières de cette dernière étaient couverts.

“ Avec le départ de l'ancien DCC, protecteur de Marie Claire Nnana nous nourrissons l'espoir que la procédure qui est pendante ici à son encontre va bientôt s'accélérer” confie une source au Tribunal Criminel Spécial.

A la SOPECAM, la colère est grande à cette veille de l’élection présidentielle. “ Elle semble piloter une politique de la terre brûlée. En menant une politique de précarisation à la SOPECAM. Elle compte sur ses éditoriaux dithyrambiques pour se tirer d'affaire” fulmine l’un de ses proches collaborateurs.

En Avril 2016, le chef de l’état signait un nouveau statut qui était conforme à la loi de décembre 1999 révisée en juillet 2017 et qui stipule que le DG à un mandat de 3 ans renouvelable deux fois au plus. L’application de cette décision du chef de l’Etat est bloquée depuis plusieurs années. D’ailleurs dans les coulisses, Marie Claire Nnana est accusée de faire partie de ce réseau contrôlé par le “ Deep State” qui bloque les textes à la présidence de la République.