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Opinions of Friday, 15 December 2017

Columnist: Boris Bertolt

Présidentielle 2018: Cavaye Yeguie livre ses frères nordistes à Paul Biya

Ca craint pour le candidat Paul Biya qui compte sur les voix des nordistes, bétail électoral par excellence depuis 1992, pour remporter la présidentielle de 2018. Non seulement ses électeurs à l’Extrême-Nord sont dispersés par la guerre contre Boko Haram, mais en plus le parti politique en gestation, le Parti pour la Justice et le Développement (PJP) qui doit rassembler tous les mécontents de Paul Biya dans le Grand Nord pourrait lui compliquer sérieusement la tâche.

Jusqu’ici, vous le savez bien, Biya surfait sur du velours dans cette partie du pays. Ce n’est pas pour rien que les présidents de tous les partis implantés là-bas sont bien installés à la mangeoire. Donc, Bello Bouba de l’UNDP l’a toujours soutenu, Hamadou Moustapha de l’ANDP aussi, Issa Tchiroma Bakary du FNSC. Tous sont d’ailleurs au gouvernement. Sans oublier Dakolé Daïssala du MDR, membre du bureau du Senat. Le Grand Nord était, jusqu’à l’affaire du PJP, une île électorale dorée pour Biya. En dehors de notre grand animateur des élections présidentielles, Garga Haman Adji, aucun nordiste de calibre ne se présentait d’ailleurs contre lui.

Maintenant les nordistes disent que Kamto va se présenter, que Akeré Muna a déjà annoncé sa candidature, que Joshua Oshi va se lancer et qu’ils ne comprennent pas pourquoi un digne fils du Nord ne se présenterait pas lui aussi pour proposer à la nation un bon «programme» alors qu’ils sont aussi nombreux que les bœufs dans le ranch d’Alhadji Abbo ou de Nana Bouba.

Biya a compris que l’affaire-là n’est pas bien. Il a demandé à Cavaye et à Ayang Luc de demander qui est «derrière». Le Très Honorable ne s’est pas gêné, il a seulement dresser la liste de ses ennemis politiques, et ajouté même le nom du bruyant député de l’UNDP Hamadou Adji et de son collègue Ali Bachir, porteur du festival Haoussa, au motif que ses deux collègues de l’Assemblée ne peuvent ne pas savoir ce qui se trame. Allons seulement !