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Health News of Friday, 14 February 2020

Source: agencecamerounpresse.com

Mutilations génitales: le Cameroun excelle malgré les dispositions de la loi

Les autorités notamment le Ministère de la promotion de la Femme et de la Famille rappelle que les mutilations génitales sont punies par la loi.

Les dernières données rendues publiques au cours de la 13ème édition de la journée mondiale de lutte contre les mutilations génitales indiquent qu’au Cameroun, le taux de prévalence du phénomène est de 1,4% sur l’ensemble du territoire national. Dans les régions comme l’Extrême-Nord, le Sud-Ouest et le Centre où on pratique principalement l’excision, le taux de prévalence est de 20%. Les autorités notamment le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff) rappellent que la loi punit toutes formes de violences faites aux femmes. Elles appellent de ce fait, à un regain de conscience.

Au moment où on note une recrudescence des mutilations dans les grandes agglomérations comme Yaoundé et de Douala, partant du fait qu’elles accueillent des ressortissants des régions concernées et d’autres pays d’Afrique où la pratique est ancrée dans les mœurs, les autorités précisent que la tolérance est zéro. Le journal Le Messager qui a également traité de ce sujet dans son numéro 5470, souligne qu’”dans cette population comportant un important biais on a trouvé un taux de prévalence de 100% chez les musulmans et de 63,6% chez les chrétiens”.

Les mutilations génitales sont punies par la loi n’2016/007 du 12 juillet 2016. Le Minproff dirigé par le Pr Marie Thérèse Abena Ondoua lors de la 13ème journée mondiale de lutte contre les mutilations génitales a appelé toutes les couches sociales et les tranches d’âge à se mettre ensemble pour le travail de la sensibilisation, des personnes qui font encore ces pratiques.

“J’engage donc tops les services déconcentrés et les unités techniques spécialisées du Minproff, à relayer cette action sur le terrain, en ayant recours, autant que faire se peut, aux langues locales, ceci en collaboration avec les ministres concernés et les organisations de la société civile”, a déclaré Pr Thérèse Abena Ondoua.

A titre de rappel, il faut noter que les mutilations génitales féminines consistent en l’ablation partielle ou totale de l’appareil génital sans raison thérapeutique.