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Regional News of Thursday, 31 March 2016

Source: cameroon-tribune.cm

Kousseri: Ils échappent à un hippopotame

Edouard Malam et son frère l’ont échappé belle dimanche dernier. Pas de repos pascal pour eux. Comme d’habitude, ils ont pris leur pirogue pour une partie de pêche sur le fleuve Logone. La pêche au filet. Pas le filet dormant.

Il s’agissait plutôt de cette pêche interdite par les pouvoirs publics et qui consiste à jeter le filet dans l’eau et de tirer tout ce que l’engin de pêche a capturé ; les petits poissons, tout comme les espèces rares et protégées.

Ce jour-là, les deux frères constatent qu’ils viennent de réaliser une bonne prise. Le filet pèse et bouge. Pourtant, il s’agit d’un gros hippopotame bien vivant qui vient d’être perturbé dans son biotope et qui va leur faire couler des sueurs froides.

S’étant ravisé qu’il s’agissait de ce mammifère, les deux pêcheurs abandonnent le filet et pagaient rapidement pour rejoindre la rive. Bien qu’il soit encombré par le filet de pêche, l’animal réussira à atteindre le bord avant les pêcheurs.

Un coup de patte a suffi à l’animal pour se défaire de cet objet en mailles qui l’encombre. Les deux frères prennent leurs jambes à leurs cous. Les populations qui d’abord observaient la scène en spectateurs viennent au secours.

Mais l’animal, fou de rage ne lâche pas prise. Il réussira même à mordre grièvement Edouard M. à la main droite et dans la chute qui s’en suit, il s’en tire avec une fracture à la jambe. Dans la panique, son frère, lui aussi, s’écroule plusieurs fois et s’en tire avec un traumatisme crânien et plusieurs blessures sur le corps.

Les deux infortunés pêcheurs sont transportés d’urgence à l’hôpital régional de Kousseri. Quant à l’hippopotame, il est gaillardement retourné dans les eaux du Logone ; certainement fier d’avoir prouvé ce dont il capable car n’eût été l’intervention des populations, il aurait fait mort d’homme. En ces temps de grande canicule dans l’Extrême-Nord, les hippopotames sont très dangereux, surtout quand on les contraint de remonter à la surface de l’eau où il fait chaud.